Charlotte Gainsbourg : un déménagement à Londres, un hommage à Jane Birkin

À l’affiche du film L’Affaire Marie-Claire qui sort ce mercredi 4 novembre, Charlotte Gainsbourg se confie sur sa vie personnelle dans une interview accordée au Parisien. L’actrice évoque son choix de quitter Paris pour Londres, un déménagement marqué par la douleur causée par la perte de sa mère, Jane Birkin.

EN BREF

  • Charlotte Gainsbourg a déménagé à Londres après la mort de Jane Birkin.
  • Elle évoque un besoin de distance et de paix.
  • Dans L’Affaire Marie-Claire, elle incarne l’avocate Gisèle Halimi.

Un an après le décès de Jane Birkin, Charlotte Gainsbourg a fait le choix de s’éloigner de Paris, une ville chargée de souvenirs douloureux. Dans l’interview, elle explique que le décès de sa mère, survenu en juillet 2023, a joué un rôle déterminant dans sa décision. « Après la mort de ma mère, c’était trop douloureux de rester ici », confie-t-elle, révélant ainsi le poids émotionnel qui l’a poussée à changer de cadre de vie.

Malgré ce déménagement, l’attachement de Charlotte à la maison de Serge Gainsbourg, située rue de Verneuil, demeure intact. Cette demeure, qu’elle a ouverte au public, continue de symboliser un lien fort avec son passé et son héritage familial. Toutefois, Londres lui apporte une forme d’apaisement. « Beaucoup, oui. J’avais besoin de distance », affirme-t-elle, tout en précisant que la ville ne lui fait pas oublier sa mère. « J’aime énormément être là-bas. Je vois ma mère partout sans que ça transpire de souvenirs tristes », ajoute-t-elle, témoignant d’un sentiment de sérénité retrouvé.

Charlotte Gainsbourg n’est pas étrangère à la douleur de la perte. En 2013, elle s’était déjà éloignée de Paris après la mort de sa demi-sœur, Kate Barry, pour s’installer à New York. Cette nouvelle étape dans sa vie semble être une quête d’apaisement personnel, une manière de naviguer à travers le chagrin tout en préservant les souvenirs de ceux qu’elle a perdus.

Dans le cadre de sa carrière, elle aborde également des thèmes qui lui tiennent à cœur, notamment l’engagement féministe, qu’elle relie à l’héritage de sa mère. Jane Birkin a toujours été une figure emblématique de la solidarité féminine, et Charlotte rappelle son combat pour les droits des femmes. « Elle avait le sens de la sororité. Elle avait une voix. Elle descendait dans la rue pour manifester », souligne-t-elle, mettant en avant l’importance de cet engagement dans sa propre vie.

Dans L’Affaire Marie-Claire, Charlotte incarne Gisèle Halimi, l’avocate qui a défendu Marie-Claire Chevalier, une jeune femme poursuivie après avoir avorté à 16 ans. Ce rôle, qui lui demande de se plonger dans l’histoire des droits des femmes, lui tient particulièrement à cœur. « J’étais intimidée par l’aura et le caractère de Gisèle Halimi, mais j’avais très envie de l’interpréter », confie-t-elle. Certaines scènes ont été tournées dans le tribunal où s’était tenu le procès, une expérience qu’elle décrit comme émouvante.

En portant des vêtements de Gisèle Halimi, Charlotte évoque une connexion profonde avec le personnage : « C’était très émouvant de se retrouver dans ce lieu. Ça m’a aidée », dit-elle, ajoutant que ces vêtements représentaient pour elle une « seconde peau ». Ce film, qui aborde des sujets sensibles et d’actualité, témoigne de son engagement à faire vivre les combats de femmes qui ont marqué l’histoire.

Le parcours de Charlotte Gainsbourg, tant personnel que professionnel, illustre une quête d’identité et de résilience. Son déménagement à Londres ne représente pas seulement un changement de décor, mais également une étape dans son processus de deuil et de réinvention. En évoquant sa mère et en incarnant des figures féministes, elle continue de porter en elle l’héritage de Jane Birkin tout en forgeant son propre chemin.