Abus sexuels en milieu scolaire : le récit tragique d’une famille parisienne

Une affaire troublante secoue actuellement le milieu scolaire parisien. D’après des informations relayées par Elle magazine, pas moins de 60 enquêtes concernant des violences sexuelles dans des écoles, en particulier pendant le temps périscolaire, sont en cours dans la capitale. La plupart des accusations visent des animateurs périscolaires, un sujet qui sera abordé par l’émission Cash Investigation ce jeudi 29 janvier 2026, sur France 2.

EN BREF

  • 60 enquêtes pour violences sexuelles dans les écoles parisiennes sont ouvertes
  • Les parents d’une fillette de 3 ans témoignent d’abus par un animateur périscolaire
  • Le procès de l’animateur accusé est reporté au 26 mai 2026

Le reportage de Cash Investigation s’intéresse aux conditions de travail et de recrutement des animateurs, soulignant que certaines mairies ont tendance à être peu exigeantes quant aux profils des candidats. Ce constat s’avère particulièrement pertinent dans le cas de Jérôme et Anne, dont la fille de 3 ans a été victime d’abus sexuels dans une école du 11ème arrondissement, l’école Baudin.

Les parents, dont les prénoms ont été modifiés pour des raisons de sécurité, ont partagé leur expérience dévastatrice avec Elle magazine. « C’était la veille des vacances scolaires d’avril », se souvient Anne. « Nous avons appris que d’autres enfants avaient été victimes d’agressions sexuelles et que deux plaintes avaient déjà été déposées au commissariat du 11ème. » Face à cette situation alarmante, Anne a décidé d’interroger sa fille lors d’une sortie au parc.

« J’ai dû lui poser ces questions affreuses », explique-t-elle. « Est-ce que cet animateur te faisait des câlins ? Peux-tu me montrer comment il faisait ? » La réponse de sa fille a été accablante : « Oui, oui, il me tripote là. » La mère, bouleversée, se souvient avoir été submergée par l’horreur de la situation, au point de devoir s’éloigner pour vomir derrière un buisson.

Le couple a alors découvert que l’école était au courant de la situation. Lors d’une réunion avec la direction de l’école, la DASCO et la CASP, ils ont appris qu’un autre parent avait déjà signalé un attouchement sexuel sur son fils dès septembre 2024. L’animateur en question, déjà signalé pour des comportements inappropriés, avait été déplacé d’une classe à l’autre sans que cela n’entraîne de mesures préventives. Les parents ont également été informés de plusieurs incidents graves signalés depuis le mois de septembre, incluant des menaces et d’autres comportements inquiétants.

Depuis cet événement tragique, la petite fille a changé d’école et, selon ses parents, elle se remet progressivement. « Aujourd’hui, elle va bien », affirment Jérôme et Anne. Néanmoins, l’animateur accusé, David G., 35 ans, devait être jugé en décembre dernier par le tribunal correctionnel de Paris pour des agressions sexuelles sur mineurs touchant cinq enfants âgés de 3 à 5 ans. Son procès a été reporté au 26 mai 2026. L’accusé a tenté de se défendre dans les médias en affirmant qu’il n’y avait pas eu de contact intime avec les enfants.

Cette affaire soulève des questions cruciales sur la sécurité des enfants dans les établissements scolaires et la responsabilité des autorités. Alors que des enquêtes sont en cours, la nécessité d’un examen approfondi des conditions de travail des animateurs périscolaires devient de plus en plus pressante. Les familles touchées espèrent que la lumière sera faite sur ces événements tragiques et que des mesures adéquates seront prises pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir.