Nicki Minaj, la rappeuse aux multiples facettes, vient de surprendre ses fans en affichant un soutien inconditionnel à Donald Trump. Cette déclaration, faite sur scène lors d’un discours du président des États-Unis le 28 janvier, marque un tournant dans sa carrière et dans son engagement politique. L’artiste n’a pas hésité à se qualifier de « première fan » de Trump, une position qui contraste fortement avec ses critiques passées à l’égard de la politique de l’ancien président.
EN BREF
- Nicki Minaj soutient Donald Trump en se déclarant sa « première fan ».
- Un revirement surprenant par rapport à ses critiques antérieures de sa politique.
- Son engagement auprès des communautés LGBTQ+ s’effrite face à ce nouveau positionnement.
Lors de l’événement à Washington, Nicki Minaj a déclaré : « Je suis probablement la première fan du président et ça ne va pas changer. » Cette prise de position soulève des interrogations, notamment sur l’évolution de son image publique. En effet, la rappeuse, originaire de Trinité-et-Tobago, avait exprimé sa désapprobation face aux mesures anti-immigration de Trump en 2018 sur ses réseaux sociaux. À cette époque, elle était perçue comme une icône de la culture queer, en phase avec les luttes pour les droits des minorités.
Ce revirement est encore plus frappant lorsqu’on considère son implication dans des événements de soutien à la communauté LGBTQ+. En 2020, Nicki Minaj avait été jurée dans une compétition de drag-queens, renforçant ainsi son image d’alliée des communautés marginalisées. Pourtant, depuis plusieurs mois, son discours a radicalement changé. Elle a commencé à s’aligner sur le mouvement MAGA (Make America Great Again), adoptant des propos qui font écho aux idées de Trump.
En novembre dernier, Minaj avait déjà suscité la controverse en s’exprimant à l’ONU, en affirmant que « les chrétiens étaient pris pour cible » au Nigeria, une accusation qui a été largement contestée par les autorités locales et les experts. Cette déclaration a été perçue comme un écho à la rhétorique de Trump, renforçant les critiques à son égard.
Une figure controversée au sein de la droite conservatrice
Nicki Minaj se positionne aujourd’hui comme une figure clivante au sein de la droite conservatrice américaine. Le 19 janvier, elle avait déjà franchi un nouveau cap en s’en prenant publiquement à Don Lemon, un journaliste engagé pour les droits LGBTQ+. À la suite d’un reportage sur une manifestation dans une église du Minnesota, elle avait partagé un message sur X, rempli d’insultes homophobes et d’appels à son emprisonnement. Ce message, illustré par une image de la poupée Chucky, avait suscité de vives réactions.
Au fil des mois, la rappeuse semble multiplier les déclarations hostiles envers les droits des LGBTQ+, sans tenir compte des préoccupations de ses fans. En décembre, l’organisation Pride UK avait même appelé à ne plus diffuser sa musique dans les établissements LGBTQ+, affirmant : « She is not our friend » (« Elle n’est pas notre amie »). Ce rejet massif témoigne d’un fossé grandissant entre Nicki Minaj et ses anciens soutiens.
Ce changement de cap de Nicki Minaj pose des questions sur son identité artistique et politique. Comment une artiste qui a longtemps incarné la liberté d’expression et le soutien aux droits des minorités peut-elle aujourd’hui se ranger du côté d’un président dont les politiques ont souvent été jugées anti-progressistes ? Alors que les tensions autour des droits des LGBTQ+ continuent de croître aux États-Unis, le parcours de Nicki Minaj semble désormais entaché par une dualité complexe, laissant ses fans perplexes quant à son avenir.
