Marie Portolano, figure emblématique du journalisme sportif et ardente défenseure des droits des femmes, a connu un tournant décisif dans son parcours. Le 4 novembre 2026, le tribunal correctionnel de Paris a rendu un jugement en sa faveur, la relaxant des accusations de diffamation portées par l’ancien chroniqueur Pierre Ménès. Cette affaire, qui a captivé l’attention du public et des médias, s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre le sexisme dans le milieu du sport et des médias.
EN BREF
- Marie Portolano est relaxée par le tribunal de Paris après des accusations de diffamation.
- Le procès a mis en lumière des allégations de comportements inappropriés dans le milieu sportif.
- Pierre Ménès doit comparaître à nouveau pour d’autres faits d’agressions sexuelles le 16 novembre 2026.
Au cœur de cette tempête judiciaire, Marie Portolano s’est affirmée comme une voix puissante, dénonçant une culture de l’impunité au sein du milieu sportif dans son livre Je suis la femme du plateau. Bien que Pierre Ménès ne soit pas explicitement nommé, celui-ci s’est senti directement visé et a engagé des poursuites pour diffamation, arguant que ses propos l’accusaient d’agression sexuelle survenue en 2016.
Le procès a pris une tournure inattendue le 7 septembre 2026, lorsque Pierre Ménès, qui devait comparaître, n’était pas présent. Le tribunal a néanmoins refusé de reporter l’audience pour des raisons médicales. Face à cette situation, Marie Portolano a maintenu sa version des faits, soutenue par plusieurs témoignages, dont ceux de maquilleuses et du présentateur Hervé Mathoux, corroborant ses accusations.
Le procureur a alors souligné que Marie Portolano avait une base factuelle suffisante pour soutenir ses accusations en toute bonne foi. Le verdict rendu le 4 novembre 2026 a ainsi constitué une victoire pour la journaliste et son éditeur, Manuel Carcassonne, qui ont été relaxés de toutes les charges retenues contre eux. Ce jugement a été perçu comme un échec pour Pierre Ménès, qui avait tenté de retourner la situation en se présentant comme la victime.
« Pierre Ménès avait cherché à inverser les rôles, en se présentant comme victime. Il a échoué. »
Cependant, cette relaxe ne met pas fin à la saga judiciaire. En effet, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête en 2022, après une enquête interne chez Canal+, sur les allégations de comportements inappropriés de Pierre Ménès. En 2023, l’ex-chroniqueur a déjà été condamné à deux mois de prison avec sursis pour une agression sexuelle survenue dans un magasin des Champs-Élysées, en 2018.
Le prochain chapitre de cette affaire se déroulera le 16 novembre 2026, lorsque Pierre Ménès comparaitra à nouveau devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Ce procès devrait traiter non seulement des accusations portées par Marie Portolano, mais également d’autres témoignages de femmes qui ont fait état de comportements inappropriés de sa part, notamment celui d’Isabelle Moreau, qui a rapporté avoir subi un baiser forcé.
Les enjeux de cette nouvelle audience dépassent le cadre d’un simple conflit personnel. L’avocat de Marie Portolano a souligné que cette affaire est désormais une question de reconnaissance des agressions sexuelles. Dans un milieu où la parole des femmes est souvent mise en doute, cette saga judiciaire soulève des interrogations profondes sur la crédibilité de leurs témoignages.
Pour Pierre Ménès, la situation semble délicate. Il continue de contester les accusations et évoque une campagne de désinformation qui aurait ruiné sa carrière. Sur sa chaîne YouTube, il a qualifié les allégations de « mensonges », tout en s’efforçant de maintenir une image intacte face à un public qui a été profondément ébranlé par les révélations de ce procès.
Dans ce climat de tensions et d’incertitudes, la justice devra trancher sur la véracité des faits exposés dans cette affaire, qui s’inscrit dans un débat sociétal plus large sur le sexisme et la reconnaissance des victimes. Les mois à venir pourraient s’avérer déterminants pour l’avenir de nombreuses femmes qui se battent pour faire entendre leur voix dans des environnements souvent hostiles.