Amanda Sthers, écrivaine renommée, se retrouve sous le feu des projecteurs non seulement pour son talent littéraire, mais aussi en raison de son passé personnel tumultueux. La sortie en format poche de son roman Les Gestes coïncide avec l’affaire judiciaire de son ex-mari, Patrick Bruel, qui depuis mars 2026, fait face à des accusations graves, notamment de viol et d’agression sexuelle. Ce contexte alimente une réflexion profonde sur les secrets de famille et les traumatismes transgénérationnels.
EN BREF
- Amanda Sthers publie Les Gestes, un roman sur les secrets familiaux.
- Son ex-mari, Patrick Bruel, est impliqué dans une affaire judiciaire médiatisée.
- La romancière aborde les traumatismes hérités dans un contexte personnel délicat.
Agée de 48 ans, Amanda Sthers a réussi à s’imposer comme une figure marquante de la littérature française. Dans un entretien accordé à La Fringale Culturelle, elle évoque son roman, qui traite des liens familiaux et des non-dits. « Oui. On hérite des silences passés. On sait des choses sans les savoir. C’est tout le transgénérationnel : les secrets, les traumatismes, les choses tues qui continuent d’agir de génération en génération. À un moment, quelqu’un doit mettre des mots sur le silence pour arrêter la malédiction familiale », explique-t-elle. Ses mots résonnent comme une tentative de briser le tabou qui entoure souvent les histoires familiales.
Les Gestes, publié en janvier 2025, met en avant le personnage d’Hippolyte, un homme dont le parcours est empreint d’ombre et de lumière. S’inspirant des personnages masculins des films de Claude Sautet, Sthers questionne la nature humaine et les cicatrices laissées par des choix douloureux. Elle évoque son désir de libérer la parole, afin de mettre un terme aux blessures qui se transmettent de génération en génération, sans jamais désigner explicitement des membres de sa propre famille.
Un contexte délicat
Le timing de cette prise de parole n’est pas anodin. Depuis mars 2026, Patrick Bruel est au centre d’une tempête médiatique, accusé par huit femmes de faits présumés s’étant déroulés entre 1992 et 2019. Mis en examen pour des délits graves, il dément fermement ces accusations par l’intermédiaire de son avocate, Fanny Colin. Alors que l’attention du public se tourne vers lui, Amanda Sthers choisit de rester discrète, ne mentionnant jamais son ex-mari dans ses interventions publiques. Elle préfère se concentrer sur son rôle de mère et d’écrivaine, évitant ainsi de réagir impulsivement à l’actualité tumultueuse.
Cette retenue s’illustre particulièrement sur les réseaux sociaux. Le 19 juin 2026, Amanda partageait sur Instagram des « moments de joie… mais aussi beaucoup de tristesse », tout en mettant en avant sa fierté pour ses deux fils, Oscar et Léon. Certains internautes y ont vu une allusion à la situation de Bruel, mais cette réserve démontre surtout son souhait de protéger sa famille des répercussions médiatiques. Elle souligne ainsi la distinction entre son écriture, qui aborde les thématiques de la malédiction familiale, et l’affaire judiciaire qui, bien qu’intimement liée à sa vie, ne fait pas l’objet de son discours public.
Une réflexion sur les non-dits
Dans cet entretien, Amanda Sthers met également en lumière l’impact des non-dits sur plusieurs générations. Elle aborde la nécessité de réparation, un terme qu’elle utilise avec prudence, espérant que ses lecteurs puissent percevoir dans Les Gestes une source d’inspiration pour ceux qui vivent dans l’ombre des secrets familiaux. Sa volonté de préserver l’intimité de ses enfants, aujourd’hui adultes, est manifeste. Oscar et Léon grandissent avec un héritage complexe, entre la notoriété de leurs parents et les rebondissements de l’actualité.
Amanda Sthers, tout en étant sous les projecteurs, refuse de céder au sensationnalisme. Elle insiste sur l’importance de garder un espace privé où la douleur peut être exprimée, parfois sans mots. Cette approche mesurée est au cœur de son œuvre, où elle cherche à explorer la résilience familiale et à apporter une lumière sur les mécanismes de la transmission des traumatismes. Elle conclut en affirmant : « Je fais exactement le même geste que mon père », soulignant ainsi la continuité des gestes et des choix à travers les générations.
En somme, Amanda Sthers se présente comme une conteuse engagée, qui, malgré le tumulte médiatique, privilégie la sauvegarde de son intégrité familiale et l’exploration des secrets qui lient les êtres humains.