Accident mortel de car dans l’Ain : le conducteur s’est assoupi au volant

Ce vendredi matin, un tragique accident de car sur la route départementale D22, près de la commune de Lent dans l’Ain, a coûté la vie à deux passagers, dont une fillette de sept ans. Cet incident, qui a également blessé 25 personnes, soulève des questions sur la sécurité des transports en commun.

EN BREF

  • Deux morts, dont une enfant de 7 ans, dans un accident de car.
  • Le conducteur, qui s’est assoupi, a été placé en garde à vue.
  • Des mesures de soutien psychologique sont mises en place pour les victimes.

Selon les premières informations, le car, qui transportait 49 personnes, était sur un trajet reliant Lyon à Bourg-en-Bresse. L’accident s’est produit vers 7h30, quelques heures après le départ à 05h30 de Lyon. Jean-François Débat, maire de Bourg-en-Bresse, a décrit la route comme « bien entretenue » avec « un dévers, un léger virage sur la droite ».

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a qualifié ce drame de « grand traumatisme » lors d’un point-presse sur les lieux de l’accident. Il a précisé que le véhicule était en très bon état et que le chauffeur, nouvellement embauché dans l’entreprise de transport, avait été contrôlé négatif lors d’un test mi-octobre. L’enquête devra déterminer les circonstances exactes qui ont conduit à cet incident dévastateur.

La procureure de la République, Karine Malara, a rapporté que le chauffeur de 26 ans, qui a été désincarcéré, a déclaré aux enquêteurs s’être « assoupi » au volant. Il a été placé en garde à vue. Lors de son réveil, il aurait constaté qu’il avait dérivé de sa voie pour percuter plusieurs arbres, avant de s’immobiliser dans le ravin.

Une jeune passagère de 17 ans, qui était présente dans le car, a témoigné d’une sensation de « coup de volant très fort » avant que le véhicule ne tombe dans un fossé. Elle a relaté comment les passagers ont réussi à évacuer par les fenêtres après l’accident.

Le bilan fait état de deux personnes en état d’urgence absolue, tandis qu’une vingtaine d’autres sont considérées en urgence relative. Les victimes ont reçu un soutien psychologique de la part d’une association locale, l’Avema-France victimes 01, qui a mobilisé une cellule psychologique à la salle des fêtes de la commune.

Des précédents tragiques

Les accidents de transports publics, bien que rares, ont déjà causé des tragédies dans le passé. En décembre 2017, une collision entre un car scolaire et un train avait entraîné la mort de six collégiens à Millas, provoquant une onde de choc à travers le pays. Plus récemment, en janvier 2025, un autre accident impliquant un car scolaire avait coûté la vie à une lycéenne.

Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, a également déclaré que cette ligne de car était très empruntée le matin par des travailleurs et des élèves. Les circonstances de l’accident demeurent floues pour le moment, et une enquête approfondie est en cours pour éclaircir les faits.

Les autorités locales et nationales, dont le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, ont exprimé leurs pensées aux victimes et à leurs familles, soulignant l’impact émotionnel que ces accidents peuvent avoir sur des communautés entières.

Alors que le secteur du transport public s’efforce d’améliorer la sécurité, ce tragique événement rappelle la nécessité d’une vigilance constante et d’une évaluation rigoureuse des pratiques en matière de sécurité routière.