Le jeudi 5 novembre 2026, lors d’une manifestation contre la vie chère à Paris, Raphaël Glucksmann a été vivement pris à partie par des manifestants. Le candidat du Parti socialiste (PS) et de Place publique pour l’élection présidentielle de 2027 est arrivé sur la place de la République, où il a été hué et insulté, le contraignant à quitter les lieux après environ une heure sous les cris de « Tout le monde déteste le PS » et « Casse-toi ! ». Cet incident met en lumière les défis croissants auxquels il fait face dans le cadre de sa campagne.
EN BREF
- Raphaël Glucksmann a été hué et insulté lors d’une manifestation parisienne.
- La mobilisation a rassemblé entre 575 000 et 1,6 million de manifestants en France.
- Glucksmann promet de poursuivre sa campagne malgré les tensions avec La France insoumise.
Cette journée de grève intersyndicale a vu une participation massive, avec des chiffres allant de 575 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur à 1,6 million selon la CGT. Glucksmann, qui cherchait à exprimer son soutien aux travailleurs, a été confronté à une hostilité manifeste, mettant à mal son objectif de réinvestir « la rue » après des incidents passés.
À son arrivée, Glucksmann était vêtu de noir, accompagné d’un groupe d’élus socialistes formant un cordon protecteur autour de lui. Cependant, des militants ont rapidement commencé à l’assaillir de huées, brandissant des pancartes satiriques, tandis que ses partisans tentaient de contrer les insultes par des encouragements comme « Raphaël, président ! ».
Face aux caméras, le candidat a cherché à minimiser la situation, affirmant que « le sujet, c’est la mobilisation des travailleurs », tout en exprimant son indifférence à l’égard des militants hostiles. « S’il y a des militants politiques qui sont hostiles à notre présence, je m’en fous. Je m’en contrefous ! », a-t-il déclaré. Son équipe a signalé des tensions exacerbées par la présence de « black blocs », ce qui a contribué à un climat déjà tendu.
Malgré les provocations, Glucksmann a tenté de maintenir le cap. Selon des observations, il est resté bloqué pendant près d’une heure, entouré de manifestants hostiles, alors que des slogans comme « Mélenchon président » résonnaient dans la foule. D’autres manifestants l’ont interpellé avec des cris tels que « Honte à toi ! » ou « Vendu ! ».
Après avoir subi des quolibets pendant cette période, la délégation socialiste a finalement réussi à quitter la place, escortée par des élus et un service d’ordre improvisé. Des proches de Glucksmann ont évoqué une campagne de harcèlement menée par La France insoumise, rappelant des incidents similaires lors du 1er mai 2024 et d’autres événements passés.
Dans un contraste frappant, Jean-Luc Mélenchon a été accueilli en héros sur la même place, soutenu par une majorité de députés communistes. Un sondage Ifop-Fiducial indique une intention de vote de 18 % pour Mélenchon, contre 10 à 13 % pour Glucksmann, amplifiant les défis auxquels il doit faire face dans sa campagne.
Malgré cet incident, le camp socialiste reste déterminé à mener sa campagne sur le terrain. Glucksmann a mis en avant son projet des « 100 jours de la révolution écologique », affirmant que « notre République sera écologique et les cent premiers jours en poseront les fondations ».
La situation actuelle pose des questions cruciales sur la dynamique politique en France et sur la capacité de Glucksmann à rassembler un soutien autour de ses idées dans un climat aussi hostile.