Maes : la cour d’appel de Tanger réduit sa peine à un an, une libération imminente ?

Le rappeur Maes, de son vrai nom Walid Georgey, pourrait bientôt retrouver la liberté après que la cour d’appel de Tanger a drastiquement réduit sa peine de sept ans à un an de prison. Cette décision, annoncée le 6 novembre, pourrait permettre à l’artiste d’échapper à une longue incarcération, alors qu’il est détenu depuis près de deux ans au Maroc.

EN BREF

  • La cour d’appel de Tanger a réduit la peine de Maes de sept à un an.
  • Le rappeur, incarcéré depuis janvier 2025, pourrait être libéré prochainement.
  • Il reste sous le coup d’une condamnation pour des faits graves en France.

Avant de connaître des déboires judiciaires, Maes était un phénomène du rap français, cumulant des centaines de millions d’écoutes sur des plateformes de streaming. Cependant, sa carrière a été marquée par une chute brutale lorsque des accusations criminelles ont commencé à le poursuivre.

En 2024, alors qu’il était absent à son procès, il a été condamné à dix mois de prison et à une amende de 10 000 euros pour violence en réunion. Cette condamnation a entraîné l’émission d’un mandat d’arrêt international contre lui, le rappeur se trouvant à ce moment-là aux Émirats arabes unis.

Craignant une extradition vers la France, Maes a cherché refuge au Maroc, pays d’origine de sa famille. Toutefois, son séjour s’est transformé en cauchemar lorsqu’il a été interpellé en janvier 2025.

Les accusations qui pèsent sur lui au Maroc sont particulièrement lourdes. Selon plusieurs médias locaux, il aurait été impliqué dans un complot visant à assassiner un rival. En novembre 2025, il a été condamné à sept ans de prison pour « constitution d’une bande criminelle » et « tentative d’enlèvement et de séquestration ». Cette peine a suscité de vives discussions, tant son parcours musical était à l’opposé de la gravité des accusations portées contre lui.

Le 6 novembre, la cour d’appel a décidé de réduire sa peine, une décision qui a été accueillie avec optimisme par son avocat, Me Saïd Harir, qui a évoqué une « nouvelle perspective » pour son client. Cependant, cette réduction ne met pas fin à la culpabilité retenue par la justice marocaine, et la question de sa libération reste ouverte.

Il est important de noter que Maes, ayant purgé près de deux ans de détention, pourrait potentiellement sortir rapidement, même si aucune date officielle de libération n’a été annoncée. Cette situation soulève des interrogations sur les implications de sa libération au Maroc pour ses affaires judiciaires en France, où il est toujours sous le coup d’une condamnation pour violence.

En somme, bien que la décision de la cour d’appel marque un tournant dans l’affaire de Maes, elle laisse en suspens de nombreuses questions, notamment sur les suites à donner à sa situation en France et sur la possibilité de relancer sa carrière musicale après une absence prolongée.

Alors que l’opinion publique s’intéresse de près à son retour, il ne reste plus qu’à attendre une confirmation officielle de sa date de sortie et les réactions éventuelles de la partie adverse concernant ses affaires judiciaires en France.