Marion Maréchal, députée européenne et figure montante du mouvement politique Identité Libertés, a publié son ouvrage Si tu te sens Le Pen aux éditions Fayard le 28 janvier 2026. Dans ce livre, elle aborde de manière introspective son passé, notamment les difficultés qu’elle a rencontrées durant son enfance, marquée par le harcèlement scolaire.
EN BREF
- Marion Maréchal se confie sur son expérience de harcèlement scolaire dans son nouveau livre.
- Elle évoque des humiliations vécues à l’école et l’impact de son héritage familial.
- Le livre sort à l’approche des élections présidentielles de 2027.
Ce récit survient alors que le paysage politique français se prépare pour les élections présidentielles de 2027. Dans son livre, Maréchal se penche sur l’héritage familial qui a façonné son parcours, notamment le rôle influent de son grand-père, Jean-Marie Le Pen. Elle décrit comment cet héritage a eu un impact sur sa vie personnelle et professionnelle.
Ce qui marque particulièrement son récit, ce sont les souvenirs douloureux qu’elle garde de son enfance. Bien qu’elle avoue avoir peu de souvenirs précis, certains épisodes restent gravés dans sa mémoire. Elle témoigne des humiliations qu’elle a subies, évoquant des moments marquants : « Il ne me reste que quelques épisodes douloureux en tête : cette fois où l’on tagua mon cartable, cette autre où l’on m’enferma dans les toilettes ou encore ce moment où les “grands” du CM2 me menacèrent physiquement à la sortie de l’école. »
Maréchal raconte également les périodes d’isolement qu’elle a vécues, en mentionnant : « Je me souviens bien, en revanche, d’avoir beaucoup pleuré le soir dans mon lit. » Ces témoignages mettent en lumière les défis émotionnels auxquels elle a dû faire face, illustrant l’impact que le harcèlement scolaire peut avoir sur une jeune personne.
Pour échapper à cette violence, Marion Maréchal a été transférée dans une école privée pendant trois ans. Elle espérait ainsi fuir les insultes et l’exclusion dont elle faisait l’objet. Cependant, à son retour dans une école publique en classe de 4e, elle a de nouveau été confrontée à des comportements désobligeants, allant même jusqu’à subir des remarques déplacées de la part de certains professeurs. Ce climat hostile a rendu son parcours scolaire encore plus difficile.
Dans son livre, elle souligne le manque de soutien qu’elle a ressenti de la part de sa famille. Son grand-père, en particulier, avait une vision très pragmatique de la vie : « Il valait mieux apprendre à affronter l’adversité dès le plus jeune âge au regard de ce que la politique impliquerait de dureté tout au long de leur vie. » Cette philosophie a pu influencer la manière dont Marion a appréhendé ses propres difficultés, mais elle laisse aussi transparaître une certaine solitude dans ses luttes.
En partageant ces souvenirs, Marion Maréchal espère sensibiliser le public aux réalités du harcèlement scolaire. Elle souhaite également témoigner que même ceux qui occupent des positions de pouvoir peuvent porter des cicatrices invisibles de leur passé. À travers son récit, elle invite à une réflexion sur les conséquences durables du harcèlement et l’importance de la bienveillance dans le milieu scolaire.
La publication de ce livre à une période charnière de sa carrière politique pourrait également servir à renforcer son image et à mobiliser un électorat sensible à ces thématiques. Les élections présidentielles arrivent à grands pas, et Marion Maréchal semble prête à se positionner comme une voix forte sur des questions qui touchent de près la jeunesse et l’éducation.