Raphaël Glucksmann critiqué par Alain Duhamel : « un amateur » face aux professionnels

Le jeudi 29 janvier, sur le plateau de TV Magazine, le célèbre journaliste politique Alain Duhamel a livré une critique virulente de Raphaël Glucksmann, député européen et co-président du parti Place publique, qui est pressenti pour la présidentielle de 2027. Duhamel, 85 ans, a reconnu les qualités humaines et intellectuelles de Glucksmann, mais a souligné une différence majeure avec d’autres figures politiques.

EN BREF

  • Alain Duhamel qualifie Glucksmann d' »amateur » comparé à des politiciens chevronnés.
  • Glucksmann refuse de participer à une primaire de la gauche unitaire.
  • Le score des élections européennes de 2024 soulève des questions sur l’avenir politique de Glucksmann.

Dans ses propos, Duhamel a mis en avant le parcours politique très différent de Raphaël Glucksmann par rapport à celui de Jordan Bardella, le président du Rassemblement national et souvent considéré comme le favori pour la présidentielle. Duhamel a déclaré : « Jordan Bardella n’a fait, dans sa vie, que de la politique. Ce n’est pas du tout le cas de Raphaël Glucksmann. »

Ce dernier, bien qu’il soit décrit comme sympathique et cultivé, se distingue par son engagement dans des causes internationales, notamment en Afrique et pour l’Ukraine. Cependant, Alain Duhamel a insisté sur le fait que Glucksmann n’est pas un homme de cabinet, contrairement à Bardella, qui a choisi la voie politique dès son adolescence. Duhamel a souligné que Bardella a « milité, pris des risques » alors que Glucksmann a eu un parcours plus diversifié, mais moins ancré dans la politique.

Alors que la gauche française s’interroge sur sa stratégie pour les prochaines élections, Glucksmann a choisi de s’opposer à l’idée d’une primaire de la gauche unitaire. Il prône plutôt une plateforme commune, se dissociant ainsi des alliances traditionnelles. Ce choix est particulièrement délicat, surtout après le score de 13,8 % des voix obtenu lors des élections européennes de juin 2024 avec le Parti socialiste, ce qui montre une certaine viabilité électorale pour la gauche.

Sur BFMTV, Glucksmann a exprimé ses réserves sur la primaire proposée par Marine Tondelier et Olivier Faure, affirmant qu’elle ne représentait pas le clivage réel à gauche, qu’il perçoit entre la social-démocratie et la gauche radicale. Ce désaccord témoigne des tensions internes qui traversent le paysage politique à l’approche du scrutin prévu le 11 octobre 2026.

En somme, les critiques d’Alain Duhamel mettent en lumière les défis qui attendent Raphaël Glucksmann dans un environnement politique qui valorise l’expérience et la continuité. Reste à voir si ses choix stratégiques porteront leurs fruits face à des adversaires aguerris.