Utilisation des titres-restaurant : attention à la date limite de validité

Chaque début d’année, plus de cinq millions de salariés se retrouvent dans une situation similaire : vérifier la validité de leurs titres-restaurant. Ces derniers font partie intégrante de leur quotidien, mais leur gestion est soumise à des règles bien précises. Il est donc essentiel de rappeler comment éviter de perdre ces précieux tickets.

EN BREF

  • Les titres-restaurant de l’année précédente restent valables jusqu’à fin février.
  • Une fois la période dépassée, les tickets non utilisés sont perdus.
  • Des solutions existent pour échanger des titres non dépensés avec l’employeur.

La confusion autour de la validité des titres-restaurant provient principalement de leur lien avec une année civile. Les tickets sont attribués pour l’année du 1er janvier au 31 décembre, mais leur période d’utilisation se prolonge au-delà de cette date. Contrairement à une idée répandue, ils ne deviennent pas caducs le 1er janvier.

Conformément au Code du travail, les titres-restaurant de l’année précédente peuvent être utilisés pendant deux mois supplémentaires, soit jusqu’à la fin février. Cette règle s’applique indépendamment du mode de paiement, que ce soit avec des chèques papier ou une carte. Il est donc crucial de bien utiliser ces titres avant cette date limite pour éviter toute perte.

Les avantages de cette tolérance sont indéniables, mais encore faut-il savoir comment les dépenser à temps. Les titres-restaurant servent à régler des repas ou certains achats alimentaires, avec une limite quotidienne fixée à 25 euros. À cela s’ajoutent des restrictions d’utilisation : ils ne peuvent être utilisés que du lundi au samedi, excluant ainsi les dimanches et jours fériés, sauf exceptions. Ces contraintes peuvent rendre la gestion des titres parfois complexe, surtout lorsque le solde restant est élevé.

Pour ceux qui n’ont pas pu utiliser tous leurs titres, il existe des alternatives. Pour les tickets papier, le salarié a la possibilité de les remettre à son employeur dans un délai de 15 jours après la fin de la période d’utilisation pour les échanger contre des titres de l’année en cours. En ce qui concerne les cartes, l’employeur doit convertir le crédit restant pour le rendre utilisable durant l’année en cours.

Il est également important de noter que les titres-restaurant périmés ne peuvent pas être remboursés. Néanmoins, une exception est prévue par le ministère de l’Économie : si un salarié quitte son entreprise, il peut récupérer la part qu’il a financée.

En somme, il est impératif de surveiller son solde de titres-restaurant et de tenter de les dépenser régulièrement, soit avant la fin de l’année, soit dans les deux mois supplémentaires alloués. Ces titres ne sont pas un bonus salarial ; le salarié en finance une partie. Les laisser expirer équivaut à renoncer à une part de son salaire. Il est donc sage de rester vigilant à ce sujet.