Michel-Édouard Leclerc envisage la présidentielle 2027 sans désir élyséen

Ce mardi 3 février, Michel-Édouard Leclerc, le dirigeant du groupe éponyme, a une nouvelle fois évoqué la possibilité de se présenter à l’élection présidentielle de 2027 lors d’un entretien accordé à France Inter, rapporté par BFMTV. À cette occasion, il a reconnu qu’il ne fermait pas la porte à cette hypothèse, tout en précisant qu’il ne se considérait pas comme un candidat évident.

EN BREF

  • Michel-Édouard Leclerc évoque une possible candidature à la présidentielle de 2027.
  • Il se dit sollicité par des personnalités politiques, mais ne souhaite pas se lancer pour l’instant.
  • Un sondage révèle que 60 % des Français estiment qu’un patron ferait un bon président.

Leclerc a déclaré : « Je n’exclus rien » et a ajouté avec humour : « Je ne suis pas plus con qu’un autre, mais ça ne suffit pas pour faire une excellente qualité pour être président de la République. » Cette phrase a suscité des rires dans le studio, témoignant de sa capacité à aborder le sujet avec légèreté tout en restant sérieux sur les enjeux qui l’entourent.

Le dirigeant a souligné l’intérêt croissant du public pour des questions économiques et de pouvoir d’achat, des thématiques qu’il défend avec ferveur. « Je prends cette écoute en compte », a-t-il assuré, conscient de son rôle dans le débat public. Cependant, il a également exprimé son scepticisme quant à un futur à l’Élysée, déclarant qu’il « n’a pas de désir élyséen » et qu’il se sent plus efficace dans son rôle actuel.

« Je pense que je vais courir plus vite, que je serai plus efficace là où je suis », a-t-il détaillé. Leclerc a mis en avant son expérience à la tête d’un « formidable observatoire des comportements sociaux » à travers son entreprise, le groupe E.Leclerc. Cette position lui permet de développer une vision sur ce qu’il pense être nécessaire pour relancer la croissance économique en France.

En parallèle, un récent sondage réalisé par OpinionWay a révélé que six Français sur dix estiment qu’un patron pourrait être un bon président. Ce résultat a conduit Leclerc à commenter : « Tous ces sondages, que nous n’avons pas commandités, disent le désarroi du grand public face à une classe politique qui s’est focalisée sur des jeux de partis. » Il a affirmé croire au « primat du politique, du projet collectif », soulignant ainsi l’importance de la vision politique au-delà du simple statut de chef d’entreprise.

Bien que ses réflexions sur la politique soient intrigantes, Michel-Édouard Leclerc reste évasif sur ses intentions futures. Le dirigeant continue de susciter l’intérêt des médias et du public, laissant planer le suspense sur une éventuelle candidature. Il faudra donc attendre plusieurs mois pour savoir si cet homme d’affaires se lancera dans la mêlée politique.

En conclusion, Michel-Édouard Leclerc, tout en flattant l’idée d’une candidature présidentielle, préfère pour l’heure se concentrer sur ses activités au sein du groupe E.Leclerc et sur les enjeux économiques qui préoccupent les Français. Son parcours et son expérience en tant que chef d’entreprise pourraient lui conférer une légitimité, mais la question de sa participation active à la vie politique demeure ouverte.