Une déclaration choc a récemment secoué les milieux médiatiques. Rachida Dati, ancienne ministre et député européen, a dénoncé des pratiques qu’elle considère profondément contraires à l’éthique journalistique, visant le magazine Complément d’Enquête, diffusé sur France 2. Ces accusations ont été formulées sous serment lors d’une commission parlementaire, ajoutant une gravité particulière à ses propos.
EN BREF
- Rachida Dati accuse Complément d’Enquête de pratiques douteuses.
- Des propositions d’indemnisation pour des informations à charge ont été évoquées.
- Une enquête parlementaire devrait suivre pour éclaircir la situation.
Lors de son intervention, Dati a expliqué que ces accusations n’étaient pas sans fondement. Elle a affirmé qu’un journaliste, agissant par l’intermédiaire d’un tiers, aurait tenté d’approcher un membre de sa famille avec une proposition troublante. Cet intermédiaire se serait présenté comme un journaliste indépendant, offrant une somme d’argent en échange d’informations compromettantes sur sa personne.
« Il y a un journaliste qui est passé par un journaliste tiers, qui s’est présenté auprès d’un membre de ma famille en se présentant comme un journaliste indépendant et en disant, si vous avez évidemment des choses très à charge concernant Mme Dati, on est même à vous indemniser s’il le faut », a-t-elle déclaré. Ces propos, tenus en séance officielle, ont immédiatement suscité des réactions dans les médias.
Gilles Verdez, chroniqueur et commentateur médiatique, a souligné la portée significative de ces allégations. Selon lui, si elles s’avèrent fondées, cela pourrait mettre en péril l’intégrité de l’émission Complément d’Enquête. « Ce sont des accusations très graves qui, si elles sont avérées, vont mettre dans un grave péril Complément d’Enquête », a-t-il affirmé. Pour Verdez, ces pratiques pourraient engager une dérive éthique majeure dans le journalisme. « Ça veut dire qu’ils seraient prêts à payer, donc à biaiser. Si vous avez des informations à charge, contre une somme, donnez-les-nous, ça paraît absolument fou », a-t-il ajouté.
Face à la gravité des faits évoqués, la commission parlementaire a manifesté son intention de ne pas laisser cette affaire en suspens. Le président de la commission a été salué pour sa volonté d’approfondir cette question, et les responsables de Complément d’Enquête sont attendus pour être auditionnés à leur tour. « Nul doute qu’il leur demandera si c’est réellement passé », a conclu Gilles Verdez, soulignant l’importance de faire toute la lumière sur cette situation.
Cette affaire soulève des interrogations sur la déontologie dans le journalisme et pourrait avoir des conséquences significatives pour l’émission concernée. Les prochaines auditions devraient permettre de clarifier ces accusations et d’évaluer l’impact qu’elles pourraient avoir sur l’ensemble du paysage médiatique français.