Flora Coquerel réagit après sa mention dans l’affaire Epstein

Depuis la mise en ligne des archives de l’affaire Epstein, des révélations inattendues continuent d’émerger. Parmi les millions de documents publiés, un courriel datant de 2015 a suscité une vive réaction de l’ancienne Miss France, Flora Coquerel. Sa mention dans ce message a rapidement alimenté des spéculations, entraînant une prise de parole nécessaire de sa part.

EN BREF

  • Flora Coquerel citée dans un courriel lié à Jeffrey Epstein
  • Elle dénonce les accusations et assure n’avoir jamais eu de contact avec Epstein
  • Coquerel annonce des mesures légales pour protéger son intégrité

Ce courriel, envoyé le 6 mars 2015 par un certain Daniel Siad, ancien rabatteur pour Epstein, mentionne explicitement Flora Coquerel. Dans le corps du message, il est écrit : « Bonjour Jeffrey, une de mes nouvelles modèles que j’aimerais t’envoyer à New York. Elle est encore à l’école, elle a 20 ans et elle a été Miss France 2014. Son nom est Flora Coquerel. Dites-moi ce que vous en pensez ». À ce moment-là, Coquerel venait de céder sa couronne à Camille Cerf trois mois auparavant.

Bien que le courriel évoque une intention, il n’existe aucune preuve d’une rencontre ultérieure à New York. Cependant, dans le contexte délicat de l’affaire Epstein, la simple mention de son nom a provoqué un malaise croissant. Les archives analysées par l’AFP révèlent un système complexe mêlant exploitation sexuelle et réseaux d’influence, où des noms circulent parfois sans le consentement des personnes concernées.

Face à l’ampleur des spéculations, Flora Coquerel a choisi de s’exprimer sur Instagram pour clarifier sa position. Dans un message poignant, elle a déclaré être « profondément choquée et indignée » par l’association de son nom à des faits criminels. « Je n’ai jamais eu le moindre contact, la moindre rencontre, ni la moindre relation avec Jeffrey Epstein, pas davantage qu’avec la personne dénommée Siad, que je ne connais pas. Toute insinuation contraire est fausse et profondément blessante », a-t-elle affirmé.

Flora Coquerel, qui compte plus de 600 000 abonnés sur Instagram, a également dénoncé une dynamique qu’elle juge dangereuse : celle de sortir des noms de leur contexte pour « alimenter des fantasmes ». Elle a précisé que son avocat se tenait prêt à engager toutes les démarches nécessaires pour défendre son intégrité et sa réputation.

Cette situation met en lumière une réalité troublante : être cité dans un document ne signifie pas nécessairement implication ou consentement. Les révélations doivent être interprétées avec prudence, car des informations mal comprises peuvent causer des préjudices tout aussi graves que les silences qu’elles prétendent lever.

Dans un monde où l’information circule rapidement, la prudence s’impose face aux accusations sans fondement. La prise de parole de Flora Coquerel est un rappel important de la nécessité de contextualiser les éléments avant de tirer des conclusions.