À l’approche de la Saint-Valentin, la scène est souvent idyllique : un dîner aux chandelles, des pétales de rose, et une bougie en forme de cœur diffusant un parfum de vanille. Ce tableau romantique peut cependant dissimuler un risque sanitaire que l’on ne soupçonne pas.
EN BREF
- Les bougies parfumées, souvent à base de paraffine, polluent l’air intérieur.
- Des études établissent un lien entre leur utilisation et des risques pour la santé.
- Les experts recommandent des alternatives plus sûres pour préserver votre santé.
Les bougies parfumées ont envahi les rayons de décoration et les réseaux sociaux, souvent mises en avant comme des éléments de bien-être et d’ambiance. Pourtant, les agences sanitaires mettent en garde : l’air à l’intérieur de nos logements est déjà plus pollué que celui de l’extérieur, et chaque flamme ajoutée à cette pollution ambiante aggrave la situation. Ainsi, derrière l’odeur sucrée se cache parfois une pollution comparable à celle émise par un pot d’échappement.
La plupart des bougies bon marché sont fabriquées à partir de paraffine, un dérivé du pétrole. Lors de leur combustion, elles relâchent des composés organiques volatils (COV) tels que le benzène, le toluène, et le formaldéhyde. Ces substances, ainsi que les particules fines, se propagent dans l’air et pénètrent profondément dans les poumons, entraînant une inflammation silencieuse, souvent ignorée.
Des pneumologues, en collaboration avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), alertent sur les risques d’irritations respiratoires, d’aggravation de l’asthme, et même d’un risque accru de cancers du poumon après des années d’exposition à ces bougies. Une étude menée par l’université de Caroline du Sud a clairement établi un lien entre l’utilisation de bougies parfumées à base de paraffine et des problèmes respiratoires, soulignant l’impact néfaste d’un usage quotidien.
Les bougies typiques de la Saint-Valentin, souvent en forme de cœur et parfumées, sont souvent composées d’un mélange de paraffine, de colorants, et de parfums synthétiques. Ce cocktail, bien que séduisant olfactivement, contient également des perturbateurs endocriniens et d’autres polluants irritants. Les mentions telles que « Cire 100% végétale » peuvent parfois être trompeuses, tout comme l’argument « aux huiles essentielles », qui peut masquer une majorité de paraffine industrielle. Ce phénomène est désigné sous le terme de « greenwashing ».
Il est également crucial de prêter attention à la mèche des bougies. Si celle-ci contient des éléments métalliques, tels que du plomb ou du zinc, ces métaux peuvent se retrouver dans l’air respiré. Les experts recommandent de choisir des mèches en coton, lin ou chanvre, sans métal. De nombreuses femmes rapportent des symptômes tels que des migraines ou des irritations de la gorge après des soirées passées avec de nombreuses bougies allumées. Dans ces cas, le vin n’est pas toujours le coupable ; ce sont souvent les COV et la fumée qui ont agi en silence.
Les autorités sanitaires rappellent qu’aucune bougie n’a la capacité de purifier l’air ; elles ne font que masquer les odeurs. Pour limiter les risques, l’ADEME recommande un usage occasionnel, en n’allumant qu’une seule bougie à la fois, et en la laissant brûler moins de deux heures avant d’aérer la pièce pendant au moins dix minutes. Les personnes asthmatiques, les enfants, les femmes enceintes, ou encore les fumeurs, devraient être particulièrement vigilants.
Pour un dîner romantique sans danger, privilégiez des bougies en cire d’abeille ou en cires végétales, non colorées, peu parfumées, et avec des mèches 100% coton sans plomb. Évitez de disposer plusieurs chauffe-plats autour de la table, surtout dans des espaces confinés. Pour créer une ambiance chaleureuse et magique, optez pour des guirlandes LED tout en gardant une seule bougie, soigneusement choisie. Vous pourrez ainsi profiter d’une atmosphère agréable tout en préservant la santé de vos poumons.