À l’approche de la Saint-Valentin, les fleuristes s’activent pour répondre à la demande des amoureux. Cette fête, qui remonte au XIVe siècle, est devenue un véritable événement commercial, particulièrement aux États-Unis au XIXe siècle. En France, elle représente un enjeu de taille pour les professionnels du secteur, qui voient leur chiffre d’affaires grimper de manière significative durant cette période. Selon Franck Poncet, président du directoire d’Emova Group, la Saint-Valentin peut constituer jusqu’à 20 % des ventes de fleurs en février.
EN BREF
- La Saint-Valentin stimule les ventes de fleurs en France.
- Les roses rouges perdent leur monopole au profit de variétés locales.
- Cinq alternatives françaises à offrir pour ce jour spécial.
Traditionnellement, la rose rouge est la reine des bouquets pour cette journée dédiée à l’amour. Cependant, les fleurs françaises font leur apparition comme une alternative plus écologique et souvent moins coûteuse. Le Collectif de la fleur française, fondé par Hélène Taquet, milite pour une consommation plus responsable et propose des fleurs locales de saison. Cette année, des variétés comme les mimosas, renoncules, giroflées, anémones et tulipes s’invitent sur le devant de la scène.
Les roses que l’on trouve en février proviennent souvent de l’étranger, ce qui soulève des questions sur leurs conditions de culture. Delphine Dessus-Bourgeois, fleuriste à Sierentz, évoque le fait que ces roses viennent principalement du Kenya, de l’Équateur ou des Pays-Bas. L’objectif est donc de sensibiliser les consommateurs à l’importance de choisir des fleurs cultivées localement.
Parmi les alternatives, la renoncule émerge comme un choix de premier plan. Avec sa corolle de pétales charnue et une palette de couleurs variée, elle peut créer des bouquets élégants et romantiques. Selon la spécialiste, un mélange de renoncules bordeaux et rose pâle est particulièrement recommandé. De plus, la tulipe, qui commence à fleurir en février, est également un symbole d’amour, tout comme la rose.
Le mimosa, avec ses fleurs jaunes éclatantes, et la giroflée, qui offre une multitude de nuances, sont d’autres options à envisager. Bien que la giroflée ne soit pas disponible en rouge, elle s’intègre parfaitement dans des compositions florales. Enfin, l’anémone, souvent sous-estimée, peut séduire par ses pétales délicats, apportant une touche d’originalité aux bouquets de Saint-Valentin.
En conclusion, il est temps de repenser les traditions florales de la Saint-Valentin. En optant pour des fleurs françaises, les amoureux non seulement soutiennent les producteurs locaux, mais contribuent également à une consommation plus durable. Ainsi, pour cette fête des amoureux, pourquoi ne pas choisir des fleurs qui racontent une histoire, celle de la passion mais aussi de la responsabilité ?