Les répercussions de l’affaire Jeffrey Epstein continuent de secouer la France, touchant cette fois-ci l’ancien ministre de la Culture, Jack Lang, et sa fille Caroline. Suite à la publication de millions de documents par le ministère américain de la Justice, des liens entre le milliardaire décédé et la famille Lang ont été mis en lumière.
EN BREF
- Une enquête pour blanchiment de fraude fiscale a été ouverte contre Jack et Caroline Lang.
- Caroline Lang a annoncé sa démission de son poste au Syndicat de la production indépendante.
- Jack Lang affirme avoir ignoré les crimes d’Epstein, tout en reconnaissant l’avoir fréquenté.
Le 30 janvier dernier, le ministère américain de la Justice a rendu public un ensemble colossal de trois millions de pages, incluant 180 000 images et 2 000 vidéos, liées à Jeffrey Epstein. Todd Blanche, procureur général adjoint, a souligné l’importance de cette publication pour garantir la transparence envers le peuple américain. Cette décision a des répercussions au-delà des frontières américaines et atteint des personnalités politiques en France, notamment Jack Lang.
Selon les révélations de Mediapart, Caroline Lang aurait fondé une société offshore avec Epstein, domiciliée aux îles Vierges américaines. Son nom figure également sur un testament financier signé par le milliardaire, 48 heures avant sa mort. Cette implication a conduit le Parquet national financier à annoncer, le 6 février 2026, l’ouverture d’une enquête visant à établir les responsabilités des deux parties dans une affaire de blanchiment de fraude fiscale aggravée.
Jack Lang, qui occupe actuellement la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA), a annoncé qu’il clarifierait ses relations avec Epstein lors d’une intervention au ministère français des Affaires étrangères. De son côté, Caroline a décidé de démissionner de son poste de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante, déclarant ne pas vouloir que cette situation nuise à l’organisation. Elle affirme n’avoir reçu aucune rémunération ni bénéfice de son partenariat avec Epstein, et se dit étrangère aux intentions financières du financier.
Jack Lang, tout en reconnaissant avoir sollicité Epstein pour obtenir une aide financière pour un documentaire sur les « années Lang-Mitterrand », défend sa position. Il assure n’avoir jamais eu connaissance des antécédents criminels d’Epstein, soulignant qu’il lui a fait confiance sans demander de preuves de son intégrité. « Je suis tombé des nues quand j’ai découvert les crimes dont il s’était rendu coupable », a-t-il confié dans un communiqué.
Dans ses déclarations, l’ancien ministre a exprimé son indignation face aux actions d’Epstein, affirmant que les valeurs de dignité et de probité qui le guident sont en totale opposition avec les pratiques du financier. « Mes pensées iront toujours aux victimes, nombreuses, de tels agissements », a-t-il ajouté, soulignant qu’il aurait rompu tout lien s’il avait su la vérité sur Epstein.
Cette affaire met en lumière l’importance de la transparence et de l’éthique dans les relations professionnelles et personnelles, surtout lorsque des personnalités publiques sont impliquées. Alors que l’enquête se poursuit, les yeux se tournent vers les décisions futures des Lang et les conséquences potentielles de leurs liens avec Epstein.