Jack Lang démissionne suite aux révélations sur ses liens avec Jeffrey Epstein

Le samedi 7 février 2026, Jack Lang a annoncé sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA), quelques jours après que des documents judiciaires américains ont révélé ses liens avec Jeffrey Epstein. Cette décision est intervenue alors que la pression sur lui s’intensifiait, notamment de la part de plusieurs personnalités politiques qui réclamaient son départ.

EN BREF

  • Jack Lang démissionne de l’IMA après des révélations sur ses liens avec Epstein.
  • Il a été convoqué au Quai d’Orsay par Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu.
  • Lang évoque un climat délétère et infondé autour de sa personne.

La décision de Jack Lang fait suite à la publication, le 30 janvier 2026, d’un rapport contenant près de 3 millions de documents liés à l’affaire Epstein, dans lesquels son nom apparaît à 673 reprises. Ces révélations ont suscité une onde de choc au sein du paysage politique français, entraînant des demandes d’explications de la part de ses collègues et d’autres responsables politiques.

Jack Lang
Jack Lang, ancien ministre de la Culture et de l’Éducation nationale.

Dans sa lettre de démission adressée au ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, Jack Lang a exprimé son malaise face aux accusations qui pèsent sur lui. Il a déclaré : « Le climat actuel, mêlant attaques personnelles, soupçons et amalgames, par ailleurs tous infondés, est délétère. Il me révolte et me répugne. » Il a ajouté que sa démission visait à préserver l’institution qu’il dirige depuis 2013.

L’Élysée et Matignon ont réagi rapidement à cette annonce. Jean-Noël Barrot a indiqué qu’un conseil d’administration serait convoqué sous sept jours pour élire un président ou une présidente par intérim, en attendant de trouver un successeur à Jack Lang. Ce dernier a souhaité que son départ ne perturbe pas le fonctionnement de l’IMA, soulignant l’importance de la continuité à la tête de l’institution.

Jack Lang devant l'Institut du monde arabe
Jack Lang devant l’Institut du monde arabe.

Alors qu’il se prépare à être convoqué au Quai d’Orsay le 8 février, Jack Lang a affirmé que les accusations portées à son encontre sont infondées et qu’il se présente à cette enquête avec sérénité. Son cas est désormais examiné dans un contexte où la lutte contre les abus sexuels et la protection des victimes sont au cœur des préoccupations sociétales.

Cette affaire soulève également des questions plus larges sur les réseaux de complicité et les protections dont bénéficient certaines personnalités dans des affaires aussi graves. Les répercussions de cette situation pourraient avoir des conséquences significatives sur la carrière de Jack Lang, une figure bien connue de la vie politique française.

Jack Lang a été ministre de la Culture puis de l’Éducation nationale.

Dans un climat où la transparence et l’intégrité sont plus que jamais exigées des figures publiques, la démission de Jack Lang pourrait être perçue comme un acte de responsabilité, même si elle survient dans un contexte chargé d’implications politiques et morales. Les développements futurs de cette affaire seront suivis de près, tant par les médias que par l’opinion publique.