Un régime méditerranéen pour réduire le risque d’AVC chez les femmes

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent un enjeu de santé publique majeur, affectant chaque année des milliers de femmes en France. Une étude récente soulève l’importance de l’alimentation, en particulier d’un régime méditerranéen, dans la prévention de cette maladie grave.

EN BREF

  • Une étude révèle que le régime méditerranéen réduit le risque d’AVC chez les femmes.
  • Plus de 100.000 femmes suivies pendant 21 ans, avec des résultats significatifs.
  • Les recommandations incluent une alimentation riche en fruits, légumes et céréales complètes.

Chaque année, la France enregistre environ 150.000 nouveaux cas d’AVC, soit l’équivalent d’un AVC toutes les quatre minutes. Ce phénomène résulte soit d’une obstruction d’un vaisseau sanguin, soit de la rupture de celui-ci. Les principaux facteurs de risque, tels que l’hypertension artérielle, le tabagisme, le diabète, l’obésité et le manque d’activité physique, sont bien connus. Cependant, le rôle préventif de l’alimentation commence à attirer une attention considérable.

Une étude parue dans la revue Neurology a suivi plus de 100.000 femmes, âgées en moyenne de 53 ans et sans antécédents d’AVC, pendant une période de 21 ans. Les participantes ont été invitées à remplir un questionnaire détaillant leurs habitudes alimentaires, recevant un score de 0 à 9 selon leur adherence au régime méditerranéen. Ce régime se caractérise par une consommation élevée de fruits, légumes, légumineuses, poisson et céréales complètes, tout en limitant les viandes rouges et les produits laitiers.

Au cours de cette étude, 4.083 AVC ont été recensés. Les résultats montrent que les femmes qui suivaient le régime méditerranéen le plus strict avaient un risque d’AVC inférieur de 18% comparé à celles qui y adhéraient le moins. Cette réduction du risque s’applique aussi bien aux AVC ischémiques, avec une baisse de 16%, qu’aux AVC hémorragiques, affichant une réduction de 25%.

Dans un communiqué, Sophia S. Wang, l’auteure principale de l’étude, souligne l’importance de ces résultats : « L’AVC est une cause majeure de décès et d’invalidité. Il est encourageant de penser qu’une meilleure alimentation pourrait réduire le risque de cette maladie dévastatrice. » Néanmoins, elle précise que d’autres recherches doivent être menées pour confirmer ces résultats et élucider les mécanismes sous-jacents.

Le Dr Jacques Fricker, médecin nutritionniste, a également apporté son éclairage sur les bienfaits de ce régime. Il met l’accent sur la nécessité d’une alimentation variée qui, à moyen terme, entraîne des effets bénéfiques sur le poids et la santé globale. Parmi ses recommandations, il conseille de :

  • Privilégier les légumes et fruits de saison locaux.
  • Introduire des céréales à chaque repas.
  • Consommer des légumineuses riches en protéines.
  • Inclure des petits poissons gras, riches en oméga 3.
  • Utiliser de l’huile d’olive, essentielle pour ses acides gras mono-insaturés et ses antioxydants.

Ces recommandations visent non seulement à réduire le risque d’AVC, mais également à promouvoir une santé durable. En intégrant ces éléments dans leur alimentation, les femmes peuvent potentiellement améliorer leur qualité de vie et diminuer leur vulnérabilité face à cette pathologie.

Il est donc crucial de continuer à explorer les relations entre nutrition et santé, afin de mieux comprendre comment des choix alimentaires judicieux peuvent avoir un impact significatif sur la prévention des AVC.