À l’approche de la Saint-Valentin, l’échange de fleurs entre amoureux est une tradition bien ancrée dans les mœurs. Cependant, une enquête récente menée par l’association Agir pour l’environnement révèle des résultats alarmants concernant la présence de pesticides dans certaines variétés de fleurs. En effet, il s’avère que les bouquets offerts à cette occasion pourraient être bien plus nocifs qu’ils n’en ont l’air.
EN BREF
- Une enquête révèle la présence de 99 pesticides dans les fleurs.
- 46 substances interdites en France retrouvées, dont des néonicotinoïdes.
- Les fleurs françaises et de saison sont significativement moins contaminées.
Pour établir ce constat, l’association a passé au crible 27 bouquets achetés en 2025, à l’occasion de la Saint-Valentin et de la fête des mères. Les résultats sont sans appel : des résidus de pesticides ont été identifiés, avec des niveaux atteignant jusqu’à 62 mg par kilo de fleurs. Cette contamination est d’autant plus préoccupante que 46 des 99 pesticides détectés sont prohibés en France, dont six appartiennent à la catégorie des néonicotinoïdes, connus pour leurs effets délétères sur la santé humaine et l’environnement.
Ces produits chimiques, souvent associés à des risques de cancer, de mutations de l’ADN ou de problèmes de fertilité, soulèvent des questions sur la sécurité des fleurs que nous offrons à nos proches. En recevant des fleurs, les destinataires peuvent en réalité recevoir un mélange potentiellement dangereux de substances toxiques.
Les fleuristes ne sont pas les seuls concernés par cette problématique. Bien que leur exposition quotidienne soit plus importante, les consommateurs ne sont pas à l’abri, car les fleurs sont généralement placées dans des espaces clos, souvent mal ventilés. Cela pose un risque de contamination accrue, tant pour les professionnels que pour les amateurs de bouquets.
Il est intéressant de noter que certaines variétés de fleurs sont plus touchées que d’autres. En tête de liste, les roses, notamment celles importées et vendues hors saison, se distinguent par leur forte contamination. Plus d’une dizaine de pesticides a été décelée sur un seul bouquet de ces roses. En revanche, les fleurs cultivées localement et de saison présentent un profil de contamination bien plus rassurant, avec des niveaux de pesticides 15 fois inférieurs.
Pour ceux qui souhaitent célébrer la Saint-Valentin tout en préservant la santé de leurs proches, le choix des fleurs est essentiel. Favoriser les fleurs de saison et provenant de producteurs locaux s’avère être une alternative plus sûre. Toutefois, obtenir des informations sur l’origine et les traitements appliqués à ces fleurs demeure un défi, comme l’indique l’association Agir pour l’environnement.
Face à cette situation, l’association appelle à une meilleure protection des fleuristes et des consommateurs, ainsi qu’à une prise de conscience collective quant à l’importance de choisir des fleurs respectueuses de l’environnement. En agissant ainsi, non seulement vous réduisez votre exposition aux pesticides, mais vous soutenez également des pratiques agricoles plus durables et responsables.
En somme, à l’approche de la fête des amoureux, il est crucial de rester informé sur la provenance des fleurs. Offrir un bouquet peut être un geste romantique, mais il est essentiel de s’assurer que ce cadeau n’est pas synonyme de risques pour la santé.