Ce lundi, lors de son passage dans l’émission L’heure des pros sur CNews, Karine Le Marchand a suscité de vives réactions en raison de commentaires qu’elle a tenus concernant sa première expérience à Paris. L’animatrice, qui présentait un documentaire sur l’immigration, a partagé des souvenirs d’arrivée dans la capitale en 1986, où elle a évoqué son ressenti face à la diversité ethnique des passagers du RER.
EN BREF
- Karine Le Marchand critique sa première arrivée à Paris en 1986.
- Des députées saisissent l’Arcom pour des propos jugés racistes.
- Elle réagit sur Instagram, défendant ses déclarations.
Dans ses propos, Karine Le Marchand a déclaré : « J’ai vu le RER arriver, j’ai vu tous ces noirs, et tous ces musulmans, enfin ces Arabes, qui sortaient, enfin des gens qui avaient des têtes que je n’avais pas l’habitude de voir. » Ces commentaires ont été perçus par certains internautes comme une manifestation de racisme, entraînant des critiques virulentes sur les réseaux sociaux.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Deux députées, Ersilia Soudais de La France Insoumise et Léa Balage El Mariky des Verts, ont décidé de saisir l’Arcom, l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle, pour dénoncer ce qu’elles qualifient de « propos racistes ». Ersilia Soudais a notamment exprimé son indignation en déclarant : « Propos racistes de Karine Le Marchand, accueillis par des rires complices. »
En réponse à cette polémique, Karine Le Marchand a pris la parole sur Instagram le lendemain matin. Elle a fait savoir qu’elle trouvait les critiques infondées et sortant de leur contexte. « J’ai fait 30 minutes d’interview et ils prennent 15 secondes sorties de leur contexte où je parle de mon arrivée à Paris dans les années 80 », a-t-elle expliqué, ajoutant qu’elle est fière de ses origines mixtes.
Pour illustrer son propos, l’animatrice a rappelé ses relations amoureuses avec des personnalités noires, à savoir le footballeur Lilian Thuram et le rappeur JoeyStarr. « Quand je suis sortie 8 ans avec un footballeur noir et un rappeur, j’avais été accusée de racisme anti-blanc, maintenant je suis accusée d’anti-noir », a-t-elle déclaré, se sentant souvent prise pour cible pour ses choix de vie.
Karine Le Marchand a également mentionné d’autres controverses autour de ses documentaires, affirmant qu’elle a été accusée de diverses formes de discrimination, que ce soit en matière de transidentité ou d’obésité. « Vous m’avez fait gagner 500 euros, car j’avais parié avec mon équipe que j’aurai une polémique en allant sur CNews », a-t-elle conclu avec une pointe d’ironie.
Cette affaire soulève des questions sur la liberté d’expression dans les médias et le rôle des personnalités publiques dans le discours sur la diversité. Les réactions des internautes et des élus mettent en lumière la sensibilité accrue autour des questions raciales et identitaires dans la société française actuelle. Karine Le Marchand, quant à elle, continue de défendre son point de vue, témoignant d’un parcours personnel teinté de complexité et de contradictions.