Rachida Dati raconte l’année difficile de sa fille Zohra face aux problèmes de santé

Dans un témoignage poignant, Rachida Dati a partagé des détails intimes sur la santé de sa fille Zohra, âgée de 17 ans, lors de son passage dans le podcast Ex animé par Agathe Lecaron. La ministre de la Culture, d’ordinaire réservée sur sa vie personnelle, a évoqué une période particulièrement éprouvante pour sa famille, marquée par des troubles de santé graves qui ont affecté l’adolescente.

EN BREF

  • Zohra Dati a souffert de graves troubles de santé, entraînant une paraplégie temporaire.
  • Rachida Dati souligne le harcèlement scolaire que sa fille a subi.
  • La famille a fait preuve d’une solidarité sans faille durant cette épreuve.

La ministre a raconté le jour où tout a basculé pour Zohra, qui a subi une crise d’angoisse entraînant des troubles neuro-fonctionnels. Ces troubles, bien que rares, peuvent se manifester par des pertes de mobilité, de la parole ou même de la vue. Dans le cas de Zohra, ils ont eu des conséquences dramatiques : « Elle a été paraplégique pendant quasiment un an », a-t-elle révélé, ajoutant que ce handicap pouvait réapparaître lors de grosses crises.

Rachida Dati a exprimé son admiration pour la force de sa fille, qui a su faire preuve d’une patience remarquable face à ces défis. « Elle gère très bien. Je suis très admirative », a-t-elle déclaré, mettant en lumière le courage de son adolescente.

Cette période difficile a également révélé une autre facette de la vie de Zohra : le harcèlement scolaire. Rachida Dati a précisé que ce fléau était en partie lié à sa propre notoriété et celle du père de Zohra. « Elle a voulu protéger, prendre sur elle, sans jamais rien dire, jusqu’au jour où ça explose gravement », a-t-elle témoigné, exprimant son inquiétude quant à la souffrance silencieuse de sa fille. La ministre a même admis s’être reproché de ne pas avoir perçu les signes avant-coureurs : « Je me suis dit : “Je n’ai rien vu, c’est ma faute.” »

Cette épreuve a également conduit Rachida Dati à réfléchir sur elle-même et son parcours. Elle a confié avoir envisagé de mettre sa carrière politique entre parenthèses pour se concentrer sur sa famille. « Peut-être que j’aurais dû entamer une psychanalyse beaucoup plus tôt », a-t-elle reconnu, faisant allusion aux défis émotionnels qu’elle a traversés.

Pourtant, malgré les difficultés, Rachida Dati souligne que Zohra est une source de joie dans sa vie. « Ma fille, c’est ce qui m’est arrivé de mieux dans ma vie », a-t-elle affirmé avec une tendresse palpable. Le lien entre Zohra et son grand-père maternel a également été évoqué, témoignant d’une relation fusionnelle qui a apporté du réconfort à l’adolescente durant cette période tumultueuse.

Enfin, la ministre a partagé des souvenirs tendres, tels que leurs voyages au Maroc et des déjeuners en tête-à-tête, illustrant ainsi la profondeur de leur relation. « Elle faisait des caprices, mais jamais avec lui », a-t-elle souri, rappelant l’amour qui unit sa fille à son grand-père.

Ce témoignage de Rachida Dati met en lumière non seulement les défis de sa fille, mais aussi la force d’une famille face à l’adversité et le soutien inconditionnel qu’elle peut offrir en période de crise.