Avis glaçant d’Ahmed Sylla sur sa lutte contre des pensées suicidaires

Depuis quelques semaines, Ahmed Sylla est sur toutes les lèvres. L’artiste, célébré pour son humour et son énergie contagieuse, accompagne la sortie de son nouveau film, L’Infiltrée, qu’il a également réalisé. Ce long-métrage, sorti en salles le 11 février 2023, représente une étape cruciale dans sa carrière, avec Sylla dans le rôle principal d’un policier maladroit, Maxime, qui doit infiltrer un gang de femmes guerrières en se faisant passer pour une femme sous le nom de Lupita.

EN BREF

  • Ahmed Sylla évoque des moments sombres de son adolescence.
  • Il partage ses pensées suicidaires après un événement marquant.
  • Une expérience qui a été un catalyseur pour sa renaissance personnelle.

Invité dans l’émission En Aparté sur Canal+, Ahmed Sylla a accepté de se livrer sur des aspects plus personnels de sa vie. Il aborde notamment le divorce de ses parents, survenu alors qu’il n’était qu’adolescent, une épreuve qui a profondément marqué son enfance. « On ne mesure pas l’impact que ça peut avoir dans la tête d’un enfant », confie-t-il, révélant ainsi la gravité des conséquences émotionnelles de cette séparation.

À ce bouleversement familial s’ajoutent d’autres événements traumatisants : le départ de sa mère pour le Sénégal et la maladie de son père. Ahmed Sylla se décrit alors comme un jeune homme perdu, cherchant à se construire tout en étant confronté à des sentiments d’inadéquation. « Je me sens pas bien. J’ai aussi un mal-être qui grandit au collège, c’est à ce moment-là que l’on commence à avoir des amourettes. Je vois que mes amis ont des petites copines, et moi je n’en ai pas. Tout ça, c’est un mélange », raconte-t-il.

Cependant, un épisode précis va faire basculer son mal-être dans une spirale plus sombre. Après avoir reçu une mauvaise note à l’école, des pensées suicidaires commencent à l’assaillir. « Je me dis que j’ai envie de partir et j’arrive pas à me défaire de cette idée. Et je fais cette connerie », se remémore-t-il, la voix calme mais les mots chargés de douleur.

Ce geste désespéré, qui aurait pu lui coûter la vie, n’aboutit heureusement pas. Ce qui s’ensuit ressemble à un électrochoc. « Heureusement que ça ne marche pas. Instantanément, c’est une renaissance. Je me dis : mais je suis fou, je peux pas, c’est pas possible. J’ai ma famille, je suis bien, je peux pas faire ça à mes parents et j’ai plus qu’envie de vivre », conclut-il, soulignant l’importance de cette expérience dans son parcours de vie.

Ahmed Sylla, à travers son récit, nous rappelle la fragilité de l’existence et la nécessité de parler des souffrances invisibles. Son parcours, bien que marqué par des moments sombres, témoigne d’une résilience et d’une volonté de vivre qui inspirent et résonnent profondément.