Depuis l’annonce de la première mission de Sophie Adenot vers la Station spatiale internationale (ISS), des interrogations émergent sur les sentiments de Thomas Pesquet face à cette nouvelle ère d’astronautes français. En tant que figure emblématique de l’exploration spatiale, Pesquet a longtemps été le seul visage tricolore en orbite. Le passage de relais soulève alors des questions sur une éventuelle jalousie.
EN BREF
- Sophie Adenot, sélectionnée parmi 22 500 candidats, partira pour une mission de six mois.
- Thomas Pesquet, avec 396 jours en orbite, exprime sa frustration de ne pas retourner dans l’espace.
- Sa réaction montre un soutien à la nouvelle génération d’astronautes, sans rivalité.
La réalité est impressionnante pour Sophie Adenot. Sélectionnée en 2022 parmi plus de 22 500 candidats par l’Agence spatiale européenne, elle s’apprête à vivre une aventure de six mois à bord de l’ISS. Pendant ce temps, Thomas Pesquet, qui a accumulé 396 jours cumulés en orbite, devient un témoin et un mentor pour cette nouvelle génération.
Lors de la révélation de la promotion d’astronautes au Grand Palais Éphémère en novembre 2022, le nom de Sophie Adenot a été immédiatement associé à celui de Thomas Pesquet. En tant que pilote d’essai d’hélicoptères et lieutenant-colonel de l’Armée de l’Air et de l’Espace, elle représente la relève et alimente les spéculations sur une éventuelle compétition. Cependant, la réalité des faits est bien différente.
En effet, Thomas Pesquet ne se positionne pas en rival. Actuellement, il travaille au Centre des Astronautes Européens de Cologne comme instructeur de la promotion 2022, où il supervise les formations et suit les progrès de Sophie Adenot. Son rôle est davantage celui d’un grand frère, garantissant la continuité de la présence française dans l’espace souhaitée par le CNES.
Invité en avril 2024 sur France Inter par Léa Salamé, Thomas Pesquet a été interrogé sur le départ imminent de la nouvelle vague d’astronautes, dont Sophie Adenot. Sa réponse a été directe et familière : « Je suis super content pour eux… Après, à titre personnel, j’ai un peu le seum de pas y aller moi, c’est sûr, j’aimerais bien retourner dans l’espace. » Cette déclaration a suscité des réactions, certains y voyant un signe de jalousie.
Pourtant, ce mot, pris hors contexte, peut prêter à confusion. Thomas Pesquet a d’abord exprimé sa joie de voir partir une nouvelle génération d’astronautes. La frustration qu’il ressent n’est pas dirigée contre Sophie Adenot, mais plutôt liée à son désir personnel de continuer à explorer l’espace après avoir déjà passé tant de temps hors de notre planète.
La mission qui attend Sophie Adenot est également marquée par des éléments inédits. En 2026, elle deviendra la deuxième Française à partir dans l’espace, utilisant des technologies plus avancées que celles à disposition de Thomas Pesquet. À titre d’exemple, des astronautes de la NASA sont maintenant autorisés à utiliser des smartphones, une innovation qui n’était pas envisageable lors des précédentes missions.
Au fond, ce que Thomas Pesquet semble vraiment « jalouser », ce n’est pas Sophie Adenot en tant que telle, mais plutôt l’opportunité de quitter à nouveau la Terre, un rêve partagé par tout astronaute. Sa réaction, loin d’être négative, illustre la passion et le dévouement qui l’animent pour l’exploration spatiale.