Intoxication alimentaire : un professeur alerte sur les dangers de certaines courges

Un professeur a rĂ©cemment partagĂ© son expĂ©rience d’une intoxication alimentaire grave aprĂšs avoir consommĂ© une courge. Son tĂ©moignage, diffusĂ© sur RTL, met en lumiĂšre un danger souvent ignorĂ© : la prĂ©sence de cucurbitacine, une toxine potentiellement mortelle qui peut se dĂ©velopper dans certaines variĂ©tĂ©s de courges.

EN BREF

  • Un professeur raconte son intoxication aprĂšs avoir mangĂ© une courge amĂšre.
  • La cucurbitacine, une toxine prĂ©sente dans certaines courges, peut ĂȘtre mortelle.
  • Les courges non comestibles peuvent ressembler aux variĂ©tĂ©s comestibles.

Bertrand, le professeur en question, a d’abord cru qu’il s’agissait d’une simple indigestion. « J’ai commencĂ© Ă  me dire que la courge Ă©tait vraiment amĂšre, vraiment pas bonne », raconte-t-il. AprĂšs avoir vomi Ă  plusieurs reprises, il a constatĂ© des symptĂŽmes alarmants au cours de la nuit. « En enlevant mon pyjama, j’ai vu que toute la peau de mon torse et de mon dos partait en neige », se remĂ©more-t-il avec stupĂ©faction. Cette dĂ©gradation rapide de son Ă©tat de santĂ© a culminĂ© avec la perte de ses cheveux, un choc pour lui.

Au dĂ©part, Bertrand ne faisait pas le lien entre ces symptĂŽmes et la courge qu’il avait consommĂ©e. Ce n’est qu’aprĂšs avoir rĂ©alisĂ© qu’il avait mangĂ© une courge amĂšre que le diagnostic est devenu clair. Une amie a Ă©voquĂ© un cas similaire, documentĂ© dans une Ă©tude scientifique, ce qui a permis de dĂ©celer la cause de son mal. « Quand j’ai contactĂ© le 15, on m’a expliquĂ© que l’effet du poison Ă©tait le mĂȘme que celui d’une chimiothĂ©rapie », prĂ©cise-t-il. Le verdict du centre antipoison Ă©tait sans appel : « Si vous aviez mangĂ© toute la courge, vous seriez mort ».

Les dangers de la cucurbitacine ne sont pas Ă  prendre Ă  la lĂ©gĂšre. Selon l’Agence nationale de sĂ©curitĂ© sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), les symptĂŽmes d’une intoxication peuvent survenir rapidement, provoquant notamment des douleurs digestives, des nausĂ©es, des vomissements, et parfois une diarrhĂ©e sanglante. Dans les cas graves, une hospitalisation peut ĂȘtre requise. Ces toxines demeurent actives mĂȘme aprĂšs la cuisson des courges.

Les signes d’alerte sont principalement un goĂ»t amer prononcĂ©. L’Anses souligne que les courges non comestibles peuvent avoir une apparence similaire Ă  celle des courges comestibles. En revanche, les courges alimentaires ont gĂ©nĂ©ralement un goĂ»t neutre ou lĂ©gĂšrement sucrĂ©. La cucurbitacine peut se dĂ©velopper suite Ă  des hybridations sauvages dans les potagers, surtout lorsque des variĂ©tĂ©s amĂšres et comestibles cohabitent. De plus, les courges ornementales, souvent utilisĂ©es pour la dĂ©coration, sont toutes toxiques.

Les autoritĂ©s sanitaires conseillent de ne jamais consommer un lĂ©gume au goĂ»t amer et de conserver les restes du repas suspect pour d’Ă©ventuelles analyses. Ce tĂ©moignage de Bertrand rappelle l’importance de la vigilance lors de la consommation de courges, surtout lorsqu’elles prĂ©sentent un goĂ»t inhabituel.

Face Ă  ce danger, il est essentiel d’Ă©duquer le public sur les risques associĂ©s Ă  la consommation de courges. Les producteurs et les consommateurs doivent ĂȘtre attentifs aux signes de toxicitĂ© et aux variĂ©tĂ©s de courges cultivĂ©es. La sensibilisation Ă  ces dangers pourrait prĂ©venir d’autres cas d’intoxication similaires et protĂ©ger la santĂ© des consommateurs.