Scandale du lait infantile : une chronologie des rappels et des contaminations

Le scandale du lait infantile ne semble pas trouver de dĂ©nouement. Ce mercredi 4 fĂ©vrier, la multinationale NestlĂ© a annoncĂ© le rappel d’un nouveau lot de lait infantile sous la marque Guigoz, prĂ©cisĂ©ment l’Optipro Relais 1er Ăąge (0-6 mois), dont la date de durabilitĂ© minimale est fixĂ©e au 31 dĂ©cembre 2027. Ce rappel fait suite Ă  une sĂ©rie de contaminations causĂ©es par la prĂ©sence de la toxine cĂ©rĂ©ulide, responsable de diarrhĂ©es et de vomissements.

EN BREF

  • Un nouveau rappel de lait infantile par NestlĂ© a Ă©tĂ© annoncĂ© le 4 fĂ©vrier.
  • Les hospitalisations de bĂ©bĂ©s et plusieurs dĂ©cĂšs sont liĂ©s Ă  la consommation de produits contaminĂ©s.
  • Des rappels de plusieurs marques, dont Lactalis et Danone, font suite Ă  cette crise sanitaire.

Ce rappel s’ajoute Ă  une liste dĂ©jĂ  longue, avec le premier alertant le public sur la contamination survenu le 10 dĂ©cembre 2025. À cette date, NestlĂ© a procĂ©dĂ© au premier retrait de l’Optipro Relais 1er Ăąge. Pourtant, l’affaire avait commencĂ© bien avant, avec des informations indiquant que NestlĂ© avait Ă©tĂ© informĂ© dĂšs fin novembre de la prĂ©sence de la toxine dans ses produits. MalgrĂ© cela, le groupe suisse n’a averti les autoritĂ©s qu’aprĂšs avoir menĂ© une analyse de risque de santĂ©.

Les investigations ont mis en lumiĂšre que la contamination pourrait provenir d’un ingrĂ©dient fourni par un sous-traitant, l’acide arachidonique. Cet ingrĂ©dient a Ă©tĂ© utilisĂ© dans plusieurs usines, et la recherche de l’origine de la contamination s’est intensifiĂ©e. Il a fallu attendre le 5 janvier pour que le rappel soit Ă©tendu Ă  d’autres rĂ©fĂ©rences de la marque Guigoz et Ă  d’autres marques de NestlĂ©, avec un total de 60 pays concernĂ©s.

ParallĂšlement, des tĂ©moignages de parents faisant Ă©tat de symptĂŽmes inquiĂ©tants chez leurs nourrissons se multiplient. RMC a rapportĂ© le cas d’une famille dont la fille prĂ©sentait de graves rĂ©gurgitations et spasmes. Tragiquement, deux nourrissons ont perdu la vie aprĂšs avoir consommĂ© des produits rappelĂ©s, ce qui a entraĂźnĂ© l’ouverture d’enquĂȘtes pĂ©nales par les parquets de Bordeaux et d’Angers.

La situation s’est aggravĂ©e avec l’extension des rappels Ă  d’autres marques. Lactalis a annoncĂ© le 21 janvier un rappel massif de lait Picot dans 18 pays, suivi par Danone et Vitagermine. Foodwatch a exprimĂ© ses inquiĂ©tudes, indiquant qu’il ne s’agit pas seulement d’un problĂšme isolĂ© Ă  NestlĂ©, mais d’une contamination d’un ingrĂ©dient partagĂ© par plusieurs industriels. L’ONG a dĂ©posĂ© une plainte pour faire toute la lumiĂšre sur cette affaire.

Les investigations ont Ă©galement pointĂ© du doigt le groupe chinois Cabio Biotech, soupçonnĂ© d’avoir fourni l’acide arachidonique contaminĂ©. Bien que l’entreprise ait promis de mener des tests, elle n’a pas communiquĂ© de rĂ©sultats depuis. En rĂ©action Ă  cette crise, la France a rĂ©cemment modifiĂ© ses recommandations sanitaires sur la cĂ©rĂ©ulide, abaissant le seuil d’alerte.

Ces nouvelles normes, qui entreront en vigueur le 2 fĂ©vrier, ont entraĂźnĂ© d’autres rappels de la part de Vitagermine et de la marque Popote. La sĂ©rie de rappels de NestlĂ©, Ă©voquĂ©e au dĂ©but de cet article, a donc Ă©tĂ© une nouvelle illustration d’une affaire qui semble loin d’ĂȘtre rĂ©solue. Quelles autres rĂ©vĂ©lations ou rappels pourrions-nous attendre dans les jours Ă  venir ? L’avenir nous le dira.