Ce mardi 10 février 2026, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a pris une décision significative dans le contexte de l’affaire Epstein. En effet, il a saisi la justice française pour dénoncer des faits présumés impliquant un diplomate français, Fabrice Aidan, dont le nom a été mentionné dans les « Epstein Files ».
EN BREF
- Jean-Noël Barrot saisit la justice pour signaler des faits concernant Fabrice Aidan.
- Une enquête administrative et une procédure disciplinaire seront également lancées.
- Fabrice Aidan, ancien secrétaire des Affaires étrangères, a été suspendu par Engie.
Dans son message publié sur X, Jean-Noël Barrot a clairement indiqué : « Je saisis ce soir le procureur de la République au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale pour lui signaler les faits présumés mettant en cause Monsieur Fabrice Aidan. » Ce dernier, qui occupe actuellement des fonctions au sein du secteur privé, a été en poste au ministère des Affaires étrangères pendant près de 25 ans.
Le ministre a également annoncé qu’il allait diligenter une enquête administrative pour contribuer à l’effort judiciaire et lancer une procédure disciplinaire. Cette décision intervient après la publication de révélations par Mediapart, qui a mis en lumière le lien entre Aidan et Jeffrey Epstein.
Aidan a été officiellement décrit par Jean-Noël Barrot comme « secrétaire des Affaires étrangères principal en disponibilité pour convenances personnelles ». Il a occupé divers postes, notamment au sein d’Engie, qui a rapidement réagi en suspendant ses fonctions. Le groupe a précisé que la décision était motivée par des éléments relatifs à une période antérieure à son entrée dans l’entreprise.
La situation de Fabrice Aidan est d’autant plus préoccupante qu’il a été détaché à l’ONU à New York entre 2010 et 2013. Il a été rappelé en France après qu’un rapport de la police américaine l’a mis en cause pour avoir consulté des fichiers pédopornographiques. Selon des informations relayées par plusieurs médias, Aidan a échangé des milliers de mails avec Jeffrey Epstein et d’autres collaborateurs de ce dernier, ce qui soulève de sérieuses questions sur ses activités.
Parallèlement, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé la nécessité de saisir la justice pour faire la lumière sur les ramifications françaises de cette affaire. Elle a insisté sur l’importance d’une enquête pour établir les faits sans ambiguïté. Toutefois, elle s’est opposée à la création d’une commission d’enquête parlementaire, considérant que cela pourrait engendrer une confusion des pouvoirs.
Les révélations sur l’affaire Epstein continuent de susciter des réactions au sein de la classe politique française. Plusieurs personnalités, y compris l’ancien ministre de la Culture Jack Lang, ont également été citées dans les documents controversés. Ce développement souligne l’ampleur croissante de l’affaire et son impact potentiel sur diverses figures publiques.
Alors que la justice s’achemine vers des enquêtes plus approfondies, il est clair que l’affaire Epstein ne fait que commencer à révéler ses ramifications en France. La vigilance s’impose pour garantir que toutes les accusations soient examinées de manière rigoureuse et impartiale.