Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a de nouveau engagé la responsabilité de son gouvernement pour faire passer le budget de l’État pour l’année 2026. Ce vendredi 30 janvier 2026, il a déclenché un ultime recours à l’article 49.3 de la Constitution, une procédure qui permet d’adopter un texte sans vote des députés. Cette initiative a pour but de faire face aux motions de censure qui pourraient être déposées par l’opposition.
EN BREF
- Le budget 2026 a été adopté par un ultime 49.3 par le Premier ministre.
- Deux motions de censure devraient être examinées lundi 2 février.
- Le Conseil constitutionnel doit valider le texte avant sa promulgation.
Le recours au 49.3 n’est pas une surprise. En effet, le projet de loi de finances pour 2026 a été anticipé par les acteurs politiques, notamment en raison des tensions au sein de l’Assemblée nationale. Les sénateurs, bien qu’insatisfaits du texte final, ont choisi de ne pas retarder son adoption, rejetant le projet sans discussion préalable. Cette situation met en lumière la difficulté pour le gouvernement de naviguer dans un parlement fragmenté.
Dans le contexte actuel, La France Insoumise (LFI) a annoncé son intention de déposer une motion de censure. D’autres partis, comme le Rassemblement National (RN) et l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI), devraient également suivre cette voie. Ces motions de censure seront soumises au vote dans l’après-midi du lundi 2 février, une étape cruciale qui pourrait redéfinir le paysage parlementaire.
Malgré ces incertitudes, les chances d’adoption du budget semblent favorables. Lors des précédents votes sur des motions de censure, toutes ont été rejetées. Le gouvernement peut compter sur une majorité d’environ vingt députés pour soutenir son projet. Cela laisse présager une issue positive, bien que la situation reste délicate.
Il est important de noter que le rejet des motions de censure entraînerait l’adoption définitive du budget. Toutefois, avant cela, le texte devra passer par le filtre du Conseil constitutionnel. Cette étape est cruciale pour s’assurer de la conformité des dispositions législatives.
Enfin, l’approbation de ce budget marquerait la fin du régime fragile instauré par la loi spéciale votée en décembre, qui visait à garantir la continuité de l’État en l’absence d’accord parlementaire. Ce contexte souligne l’importance de la stabilité budgétaire dans un environnement politique complexe.
Les prochains jours s’annoncent donc déterminants pour l’avenir du budget 2026 et la gestion des relations entre le gouvernement et les différentes forces politiques au sein de l’Assemblée nationale.