Un nouveau dispositif d’aide pourrait prochainement être mis en place pour soutenir les familles françaises. En effet, un rapport parlementaire, rendu public le 11 février, avance la création d’un versement familial unique d’un montant de 250 euros par mois, par enfant, jusqu’à leurs 20 ans.
EN BREF
- Une aide mensuelle de 250 euros pour chaque enfant est proposée par un rapport parlementaire.
- Cette mesure vise à relancer la natalité et à fusionner plusieurs aides existantes.
- Le dispositif pourrait entrer en vigueur en 2030, selon les prévisions.
Cette initiative, comme le souligne le média Capital, se veut universelle, sans condition de ressources, et s’appliquerait dès la naissance du premier enfant. Le coût de cette nouvelle aide est estimé entre 5 et 10 milliards d’euros, ce qui soulève des interrogations sur son financement.
Le rapport souligne qu’il est essentiel de ne pas privilégier le soutien aux familles en fonction du nombre d’enfants. Jérémie Patrier-Leitus, député du groupe Horizons et rapporteur de cette proposition, insiste sur l’importance d’envoyer un signal fort en faveur de la natalité, en soutenant équitablement toutes les naissances.
Pour compenser cette aide, plusieurs allocations actuelles pourraient disparaître. Le dispositif viserait à fusionner une dizaine d’aides existantes, telles que le complément familial, l’allocation de soutien familial, ou encore la prime à la naissance. Cependant, les aides destinées à la garde des enfants ne seraient pas concernées par cette réforme.
Parallèlement à cette proposition, d’autres pistes ont été évoquées par la Mission d’information parlementaire, afin d’inverser la tendance à la baisse de la natalité en France. Parmi celles-ci, on trouve un prêt à taux zéro pour l’acquisition ou l’agrandissement du domicile familial à la suite d’une naissance, ainsi qu’un congé parental unifié (CPU) mieux rémunéré. Une réforme des modes de garde est également envisagée.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte préoccupant, où le taux de fécondité en France est tombé à 1,56 enfant par femme, le niveau le plus bas depuis 1918. Cette situation a des implications non seulement sur la structure familiale, mais aussi sur la croissance économique et le système des retraites du pays.
Le rapport parlementaire fait suite à une vaste consultation réalisée fin 2022, visant à recueillir les expériences, les choix et les attentes des Français en matière de parentalité. Il met en lumière les perceptions des politiques publiques liées à la famille et à la natalité. L’implémentation de ces mesures pourrait donc représenter un tournant significatif pour les familles françaises et pour la politique familiale du pays.
Alors que les débats s’annoncent intenses autour de ce projet, les parents et les futurs parents attendent avec impatience les décisions qui seront prises pour soutenir la natalité et améliorer la qualité de vie des familles en France.