Figure emblématique de la scène politique française, Marine Le Pen est aujourd’hui à un tournant crucial de sa carrière. Après avoir frôlé l’élection présidentielle à deux reprises, en 2017 et 2022, elle se retrouve confrontée à des défis juridiques qui pourraient mettre un terme à ses ambitions pour 2027.
EN BREF
- Marine Le Pen attend un jugement qui pourrait affecter sa candidature en 2027.
- Son appel concernant une condamnation à 4 ans de prison sera rendu le 7 juillet 2026.
- Jordan Bardella pourrait la remplacer en tant que candidat du Rassemblement National.
Marine Le Pen, qui a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, ainsi qu’à une amende de 100.000 euros et cinq ans d’inéligibilité, a fait appel de ce verdict. Cela a conduit à un nouveau procès récemment, dont l’issue pourrait s’avérer déterminante pour son avenir politique. Elle a déjà été battue par Emmanuel Macron lors des deux derniers scrutins présidentiels, et la perspective d’une nouvelle candidature est désormais assombrie par ces complications judiciaires.
Les avocats de Marine Le Pen, Mes Sandra Chirac Kollarik et Rodolphe Bosselut, ont été invités à s’exprimer sur l’état d’esprit de leur cliente le 12 février 2026, dans l’émission C à vous. Lors de cette intervention, Me Rodolphe Bosselut a indiqué : « Elle est dans l’attente de la décision, des fameux 146 jours. Mais je ne pense pas qu’elle va les compter. » Cette déclaration souligne un état d’incertitude partagé par la présidente du Rassemblement National.
La décision de la cour d’appel de Paris, qui sera rendue le 7 juillet 2026, pourrait influencer non seulement l’avenir de Marine Le Pen mais aussi celui du Rassemblement National. En effet, si elle ne peut pas se porter candidate, c’est probablement son successeur, Jordan Bardella, qui représentera le parti lors de l’élection présidentielle. Les sondages actuels font de lui le grand favori, ce qui pourrait marquer un changement de génération au sein du parti.
Me Bosselut a également précisé que Marine Le Pen souhaite que ses arguments juridiques soient examinés en profondeur. « Peut-être aurait-elle préféré que cela vienne plus vite, pour que l’on puisse enclencher avec ou sans elle la campagne présidentielle », a-t-il ajouté. Ce témoignage révèle une tension entre le désir d’avancer et l’attachement aux principes juridiques de sa cliente.
Avec cette attente et cette incertitude, l’issue de ce nouveau procès sera scrutée de près par l’ensemble du paysage politique français. La décision du 7 juillet 2026 pourrait bien redéfinir les contours de la prochaine élection présidentielle et, par conséquent, l’avenir de Marine Le Pen et du Rassemblement National.