Avec environ neuf millions de Français détenteurs d’un Plan d’Epargne Logement (PEL), une majorité pourrait perdre une opportunité d’épargne intéressante. En effet, une réforme introduite en 2011 limite la durée de vie des PEL à quinze ans pour ceux ouverts depuis le 1er mars 2011. Cela signifie qu’à partir de mars 2026, de nombreux PEL seront automatiquement fermés. Les épargnants concernés devront alors envisager leurs options : transférer leur argent vers un autre produit d’épargne ou le convertir en livret bancaire classique, dont le rendement moyen actuel est de 8,8 % selon la Banque de France.
EN BREF
- Une réforme de 2011 impose la fermeture des PEL de plus de quinze ans.
- 36 % des PEL seront affectés d’ici 2030, représentant 93 milliards d’euros.
- Les anciens PEL affichent des taux attractifs, parfois supérieurs à 4 %.
Pour les détenteurs de PEL ayant souscrit avant 2011, la situation est différente. Ces épargnants devraient conserver leur plan, car les taux d’intérêt fixés à l’ouverture restent valables jusqu’à la clôture. Par exemple, certains PEL ouverts avant les années 2000 affichent des taux allant de 4 % à 6,3 %. À titre de comparaison, les nouveaux PEL ouverts en 2025 ne rapportent que 1,75 %, tandis que le taux du Livret A a été réduit de 2,4 % à 1,7 % au 1er août.
Une étude de la Banque de France révèle que seulement un quart des PEL en cours, soit environ deux millions, affichent un taux supérieur à 3,5 %. Pour ces détenteurs, garder un « vieux PEL » ouvert représente une stratégie intéressante, permettant de bénéficier d’un produit d’épargne dont le revenu est garanti, bien qu’il soit soumis à l’imposition.
Il est également à noter que les banques ne peuvent pas forcer leurs clients à fermer leur PEL, tant que ces derniers respectent les conditions du contrat. Bien que l’utilisation d’un PEL comme un produit d’épargne classique puisse sembler détourner son objectif initial, qui est de faciliter l’accès à la propriété, il reste un contrat valable. En effet, mettre fin à ce contrat sans raison juridique pourrait également nuire à l’image des banques.
En somme, le nombre de PEL ouverts avant mars 2011 continue de diminuer, que ce soit en raison de fermetures volontaires ou du décès des propriétaires. Cette tendance souligne l’importance pour les épargnants de bien comprendre les implications de leur Plan d’Epargne Logement et de prendre des décisions éclairées avant que les délais ne s’éteignent.