La chanteuse belge Angèle se retrouve dans une situation délicate avec l’administration fiscale française. En effet, les récentes révélations du média L’Informé, parues le 16 février, mettent en lumière des soupçons concernant sa résidence fiscale. Selon Bercy, Angèle pourrait être considérée comme résidente fiscale en France, ce qui pourrait engendrer des complications financières pour la star, alors qu’elle vient tout juste d’annoncer son retour musical avec un nouveau titre en collaboration avec le duo électro Justice.
EN BREF
- Angèle est soupçonnée par le fisc d’être résidente fiscale en France.
- Une visite de Bercy a eu lieu dans son appartement parisien le 19 mars.
- Son avocat affirme qu’il s’agit d’une question d’interprétation fiscale entre la France et la Belgique.
Cette affaire trouve son origine dans des propos tenus par Angèle dans les colonnes de Vogue en janvier 2023. Dans cette interview, la chanteuse avait déclaré : « C’est vrai qu’à un moment, il faut parfois partir d’où l’on vient. Mon frère a fait le choix de rester chez mes parents. Et moi, je passe la moitié de l’année à Paris. » Ces mots ont visiblement attiré l’attention des autorités fiscales françaises, déclenchant une enquête sur sa situation fiscale.
D’après L’Informé, des agents de Bercy se sont rendus dans l’appartement d’Angèle, situé dans le 18ème arrondissement de Paris, le 19 mars dernier. Lors de cette visite, plusieurs documents ont été saisis dans le cadre de l’enquête. L’objectif principal est de déterminer si la chanteuse passe réellement plus de six mois par an en France, un critère qui pourrait justifier une résidence fiscale sur le territoire.
Angèle, sœur du rappeur Roméo Elvis, a tenté de faire annuler ces saisies, mais sa demande a été rejetée en appel. La juge a estimé que les éléments recueillis constituaient « des indices sérieux » justifiant la poursuite de l’enquête. Seules les données relatives à ses conversations privées, notamment sur WhatsApp, ont été écartées de la procédure. Pour étayer ses soupçons, le fisc français a souligné que l’activité de la société bruxelloise d’Angèle, Saïmiri, dépendait en grande partie de structures françaises telles qu’Universal Music France et Auguri Productions.
Les factures d’énergie de son appartement parisien, sur une période de plus de deux ans, montreraient également une consommation comparable à celle d’autres logements. Cela laisse à penser qu’Angèle utilise cet appartement de manière régulière, notamment en raison de sa relation avec une Française résidant en France et supposée y exercer son activité professionnelle.
De son côté, Angèle réfute catégoriquement toute accusation de fraude. Son avocat, Me Sébastien Watelet, a précisé que cette affaire relevait d’une question d’interprétation entre les législations fiscales des deux pays. Il a déclaré : « Elle est prise entre deux feux alors même que sa vie sociale et économique n’est pas à Paris, mais bien à Bruxelles. »
La chanteuse a également souligné que sa présence prolongée à Paris était due à la pandémie de Covid-19. Elle a insisté sur le fait que la relation mentionnée par le fisc ne constitue pas un critère pertinent dans le cadre du droit fiscal. Angèle a précisé qu’elle ne vivait pas avec sa partenaire et que l’essentiel des activités de sa société demeurait ancré en Belgique, en mentionnant : « Ses bureaux, sa comptabilité, ses comptes bancaires et la localisation de ses agents. »
La procédure se poursuit désormais sur le fond, et l’avocat d’Angèle assure que sa cliente collabore pleinement et en toute transparence avec l’administration fiscale. Le dénouement de cette affaire pourrait non seulement influencer la carrière de la chanteuse, mais également soulever des questions plus larges sur la fiscalité des artistes internationaux.