Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a été l’invité de CNEWS et Europe 1 ce mercredi 18 février. Lors de cette interview, il a abordé plusieurs sujets brûlants, notamment la mort tragique de Quentin, ainsi que les prochaines élections municipales. Voici les principaux points soulevés durant cet échange.
EN BREF
- Jordan Bardella a dénoncé la responsabilité de l’extrême gauche dans la mort de Quentin.
- Il appelle à un cordon sanitaire contre la France insoumise avant les élections municipales.
- Le président du RN se prépare à la présidentielle de 2027, en soutien à Marine Le Pen.
Jordan Bardella a commencé par exprimer son indignation suite à la mort de Quentin, un jeune militant nationaliste de 23 ans, tué à Lyon après une agression violente. Selon lui, cette tragédie représente un moment charnière qui nécessite une prise de conscience des responsabilités politiques. «L’extrême gauche a tué», a-t-il déclaré, soulignant que le soutien de personnalités comme Jean-Luc Mélenchon à des mouvements d’ultra-gauche est inacceptable.
Il a également pointé du doigt Raphaël Arnault, député et co-fondateur de la Jeune Garde, qui devrait, selon Bardella, démissionner après l’arrestation de son assistant parlementaire. «L’honneur et le respect à l’égard de la famille de Quentin imposent cette démission», a-t-il affirmé.
Dès lors, Bardella a critiqué le comportement de Mélenchon, le qualifiant de «déshonneur de la République française» et dénonçant son attitude face à la mort d’un jeune homme pour ses convictions. Il a réaffirmé son engagement à lutter contre les mouvements d’ultra-droite, tout en se distanciant de ceux-ci. «Dans notre démocratie, il est inacceptable que l’on tolère l’intolérable», a-t-il insisté.
À l’approche des élections municipales, Bardella a appelé à un front commun contre la France insoumise. «Il ne faut pas que la France insoumise remporte des municipalités», a-t-il déclaré, insistant sur l’importance d’un vote pour les candidats de l’alternance. Cette élection est perçue comme une étape cruciale avant la présidentielle de 2027, un objectif que le Rassemblement national vise déjà.
Concernant la candidature de Marine Le Pen pour la présidentielle, Bardella a affirmé qu’elle dépendra de la décision de la cour d’appel, prévue pour le 7 juillet. Il a exprimé son soutien indéfectible à Le Pen, soulignant son expérience et sa légitimité. «Nous travaillons en étroite amitié et confiance», a-t-il précisé.
Enfin, Bardella a conclu en affirmant que le Rassemblement national se prépare à annoncer son candidat pour les prochaines élections. Il a insisté sur l’importance de ces élections, non seulement pour l’alternance politique, mais aussi pour «sauver la France et le pays».
Face à ces enjeux, il est évident que le Rassemblement national compte bien se positionner comme un acteur central de la scène politique française dans les mois à venir.