Une enquête en cours se précise autour des événements tragiques ayant conduit à la mort de Quentin Deranque. Ce jeudi 19 février, la garde à vue des onze personnes interpellées, dont des membres d’un groupuscule antifasciste, s’achève et ces derniers doivent être présentés à un juge à Lyon pour leur éventuelle mise en examen.
EN BREF
- Onze individus interpellés dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque.
- Sept d’entre eux sont accusés d’homicide volontaire et de violences aggravées.
- Des profils variés, dont des ex-collaborateurs parlementaires, émergent des investigations.
Les investigations, qui se sont intensifiées, ont permis aux enquêteurs d’identifier onzième suspects, dont huit hommes et trois femmes. Ces derniers ont été arrêtés principalement dans le Rhône, mais aussi en Haute-Loire, dans la Drôme et l’Aisne. Les autorités ont exploité des témoignages, des enregistrements vidéo, ainsi que des données de téléphonie pour établir ces interpellations.
Parmi les interpellés, Jacques-Elie Favrot, âgé de 23 ans, ancien assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, a reconnu avoir commis des violences, tout en niant être responsable de la mort de Quentin Deranque. Son profil, qualifié de violent par une source policière, est d’autant plus préoccupant qu’il est fiché S pour son implication dans l’ultra gauche radicalisée.
Jacques-Elie Favrot a également une histoire militante, ayant été candidat en avril 2023 à l’élection du conseil d’administration de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne, soutenu par un syndicat proche de la CGT. Ce parcours a été marqué par des tensions avec d’autres groupes, notamment avec Grégoire Granger, membre du Rassemblement national, qui se souvient d’altercations verbales avec lui.
Un autre interpellé, Robin C., collaborateur parlementaire, a été arrêté en Haute-Loire avec un ancien stagiaire, Adrian B., soupçonné d’avoir participé aux violences ayant entraîné la mort de Deranque. Selon des sources proches de l’enquête, Robin C. est également fiché S et a des liens avec la Jeune Garde, dont il a été un membre actif.
Les autres personnes arrêtées, au nombre de huit, incluent cinq hommes et trois femmes, dont certains ont des profils académiques solides, avec des masters en marketing ou commerce. Leur implication dans les violences reste encore à déterminer, mais certains sont accusés d’avoir aidé à cacher les suspects des forces de l’ordre.
Le déroulement de cette enquête est suivi de près, tant par les médias que par la communauté, qui s’interrogent sur les implications et le contexte de cette rixe tragique. Alors que les investigations continuent, il est essentiel de comprendre les dynamiques à l’œuvre et les relations entre les différents acteurs impliqués.
Les autorités judiciaires devront maintenant décider des suites à donner à cette affaire, prenant en compte les éléments recueillis lors des auditions et des gardes à vue. L’issue de cette enquête pourrait avoir des répercussions significatives sur le milieu politique et militant concerné, alors que les tensions sociales demeurent palpables dans le pays.