Jean-Marc Morandini, animateur de CNews, a récemment pris la parole suite à sa condamnation définitive pour corruption de mineurs. Ce vendredi 30 janvier 2026, il a présenté ses excuses publiques et a sollicité ce qu’il appelle une « seconde chance ». Cette déclaration intervient dans un contexte de division parmi les médias, notamment au sein de la chaîne détenue par Vincent Bolloré.
EN BREF
- Jean-Marc Morandini condamné pour corruption de mineurs, maintenu à l’antenne de CNews.
- Il demande une seconde chance et présente ses excuses après dix ans de procédures.
- Des voix s’élèvent contre son maintien à l’antenne, y compris de victimes.
Le 14 janvier dernier, Jean-Marc Morandini a été reconnu coupable par la Cour de cassation pour des messages à caractère sexuel adressés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Sa peine comprend deux ans de prison avec sursis ainsi qu’une amende de 20 000 euros. Malgré cette condamnation, CNews a choisi de le maintenir à l’antenne, arguant que l’animateur continue de « se battre pour la justice ».
Dans un message publié sur le réseau social X, Morandini a déclaré : « Après dix ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours. Je demande pardon et je remercie celles et ceux qui accepteront de m’accorder une seconde chance. » Ses excuses semblent visiblement motivées par la vague de critiques croissante concernant son maintien à l’antenne, surtout après la confirmation de sa condamnation.
La décision de CNews de garder Morandini à l’antenne a suscité des réactions vives, notamment de la part des victimes. Axel, l’une des personnes affectées par ses actes, a exprimé sur BFMTV que « le voir à l’écran lui fait mal ». Il a souligné que « aucun employeur ne peut garder une personne qui est reconnue comme délinquant sexuel au quotidien sur une antenne regardée par des milliers de personnes ». Cette déclaration souligne la complexité de la situation et les répercussions émotionnelles qu’elle engendre.
Plusieurs personnalités de la chaîne, dont Sonia Mabrouk, Pascal Praud et Laurence Ferrari, ont également pris leurs distances vis-à-vis du maintien de Morandini à l’antenne. De plus, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a demandé à ses élus et porte-parole de ne plus participer aux émissions de l’animateur, renforçant ainsi le fossé qui se creuse autour de lui.
La situation de Jean-Marc Morandini soulève des questions éthiques et déontologiques au sein du paysage médiatique. Alors qu’il cherche à se racheter, le regard des spectateurs et des professionnels du secteur demeure critique. La question qui se pose est de savoir si une seconde chance est envisageable dans un contexte où la confiance a été gravement entamée.
Alors que les débats se poursuivent, la direction de CNews devra naviguer avec soin dans cette crise, pesant le poids des responsabilités éthiques contre le potentiel de rédemption d’un homme qui a fait des erreurs graves. La réponse du public et des médias face à cette situation pourrait redéfinir les contours du journalisme à l’ère moderne.