Don Glickman, professeur d’architecture à l’université du Wisconsin, est décédé le 11 novembre 2025 à l’âge de 94 ans, des suites d’une insuffisance cardiaque. Avant de s’éteindre, il a imaginé une manière originale de laisser une empreinte indélébile auprès de ses élèves, un projet qui témoigne de son humour et de son attachement à ses étudiants.
EN BREF
- Don Glickman a imaginé d’envoyer des cartes postales après sa mort.
- Sa fille Leah a rassemblé plus de 100 adresses pour cet envoi mémorable.
- Les destinataires ont partagé leur émotion et leurs souvenirs sur les réseaux sociaux.
Lors d’un été placé sous le signe de l’introspection, alors qu’il était en soins palliatifs, Don Glickman a eu une discussion sincère avec sa fille, Leah. Ensemble, ils ont réfléchi à la manière dont il souhaitait être commémoré après son départ. C’est au cours de ces échanges que Leah lui a proposé de créer une carte postale. L’idée a immédiatement séduit Don, qui a plaisanté sur le message à inscrire : « Si tu lis ceci, je suis mort et je t’aimais vraiment ».
En dépit de sa santé déclinante, Don Glickman a demandé à sa fille de collecter les adresses de ses proches et anciens élèves. Leah a réussi à rassembler plus de 100 contacts, témoignant ainsi de l’impact que son père avait eu sur tant de vies.
Le 11 novembre 2025, après le décès de Don, Leah s’est mise à l’œuvre. Elle a sollicité une amie graphiste pour concevoir une carte postale qui représenterait son père. Sur celle-ci figurait une photo de Don avec le message qu’il avait choisi, accompagné d’un mot personnel pour chaque destinataire. La carte postale, à la fois touchante et humoristique, a été envoyée à ses anciens élèves, amis, médecins et proches.
Parmi les personnes qui ont reçu cette carte, Jason Snape, ancien élève de Don Glickman, a partagé son émotion. « C’était la dernière chose à laquelle je m’attendais. Ça m’a fait beaucoup rire car c’était tellement lui », a-t-il commenté. Pour Jason, Don Glickman a été une source d’inspiration majeure dans sa carrière d’enseignant. « Il est sans conteste la principale raison pour laquelle j’ai été meilleur enseignant », a-t-il ajouté avec admiration.
Leah, quant à elle, n’avait pas anticipé l’ampleur de l’amour et de l’affection que son père avait suscités. Sur les réseaux sociaux, les destinataires de la carte ont partagé des publications célébrant ce geste unique. Les commentaires affluaient : « Je garde ça pour toujours ; Je vais encadrer cela ; Je sauvegarde ceci dans un fichier marqué ‘voici ce que je veux quand je mourrai’. » Ce phénomène a suscité une réflexion collective sur la mort et la manière dont on peut y faire face.
À travers cet envoi, Leah espère non seulement honorer la mémoire de son père, mais aussi transformer la perception de la mort. « Ce n’est pas forcément effrayant. Si vous avez la chance de pouvoir prendre ces décisions en fin de vie, vous devriez vous sentir libre de les prendre », a-t-elle déclaré. Son initiative émane d’un souhait profond de partager une vision plus sereine et humaine de la mort.
Dans un monde où la mort est souvent entourée de tabous, le geste de Don Glickman et de sa fille rappelle l’importance des liens que nous tissons durant notre vie. Ces cartes postales, empreintes d’amour et d’humour, constituent un héritage touchant et durable qui continuera d’inspirer et de résonner auprès de ceux qui ont eu la chance de connaître cet homme exceptionnel.