La position du flamant rose : que révèle votre sommeil selon des expertes ?

Vous vous réveillez souvent avec une jambe repliée, le pied collé contre le mollet opposé ? Cette posture nocturne, baptisée « position du flamant rose », suscite des interrogations sur ses effets sur votre sommeil. Deux expertes, Laura Nolan, psychothérapeute spécialisée en thérapie somatique, et Jade Wu, psychologue du sommeil certifiée, se sont penchées sur ce sujet dans une récente interview.

EN BREF

  • La position du flamant rose est courante chez les personnes hypermobiles.
  • Cette posture peut refléter le confort individuel et ne présente pas de danger.
  • Adapter son environnement de sommeil est conseillé pour améliorer la qualité du sommeil.

Selon Laura Nolan, cette position est souvent observée chez les personnes souffrant d’hypermobilité, une condition où les articulations s’étendent au-delà de leur amplitude normale. Elle souligne que l’hypermobilité est souvent liée à la neurodivergence. « Beaucoup des adultes neurodivergents avec qui je travaille rapportent dormir de façon non conventionnelle, notamment en flamant rose », indique-t-elle. Certains adoptent également des postures telles que les poings serrés ou les mains en forme de « T. rex ».

Les expertes précisent que cette posture peut également résulter d’une douleur chronique ou d’une blessure physique. En cas de suspicion de blessure, il est important de consulter un professionnel de santé pour obtenir des conseils adaptés. Cependant, dormir en position de flamant rose n’est pas dangereux, rassurent-elles. « Cette position peut être normale et saine », précise Laura Nolan.

Jade Wu abonde dans ce sens et affirme que la position adoptée pendant le sommeil reflète simplement ce qui est le plus confortable pour l’organisme. De plus, dormir dans cette posture pourrait même réduire les risques d’apnée du sommeil, un trouble du sommeil à ne pas négliger.

Laura Nolan recommande de ne pas chercher à corriger sa position de sommeil de manière rigide. Au contraire, elle suggère d’adapter l’environnement de sommeil pour favoriser le confort. Par exemple, glisser un oreiller sous les genoux peut permettre d’améliorer la posture et la qualité du sommeil. « Avoir trop de rigueur sur la façon dont vous dormez aggravera probablement la qualité du sommeil », avertit-elle.

Il est également essentiel de considérer que la qualité du sommeil dépend de nombreux facteurs du quotidien. L’Assurance Maladie rappelle plusieurs règles essentielles pour garantir un sommeil réparateur, telles que maintenir une routine de sommeil régulière, éviter les écrans avant de se coucher et créer un environnement propice au repos.

En somme, la position du flamant rose, loin d’être une aberration, peut être révélatrice d’un besoin de confort personnel. Plutôt que de s’inquiéter de la posture adoptée durant la nuit, il est plus judicieux de se concentrer sur l’environnement de sommeil et les habitudes quotidiennes pour favoriser un sommeil de qualité.