Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a exprimé son rejet clair de toute association de sa ville avec l’ultradroite. Lors d’une marche en hommage à Quentin Deranque, un militant d’extrême droite récemment décédé, il a affirmé : « Je ne veux pas que Lyon soit la capitale de l’ultradroite, à aucun moment. » Cette déclaration a été faite alors qu’il s’apprêtait à participer à un événement qui a suscité des inquiétudes concernant des troubles à l’ordre public.
EN BREF
- Le maire de Lyon, Grégory Doucet, rejette l’idée que la ville soit associée à l’ultradroite.
- Il appelle à l’apaisement et annonce une vigilance accrue des forces de l’ordre durant le week-end.
- Doucet critique la décision de la région Auvergne-Rhône-Alpes de mettre en avant le portrait de Quentin Deranque.
Grégory Doucet a rappelé que Lyon est « d’abord la ville de Jean Moulin, la capitale de la Résistance », soulignant ainsi l’identité historique et politique de la ville face à l’extrémisme. Son intervention fait suite à une demande qui a suscité la controverse : celle de l’ancien président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, qui a proposé d’afficher un portrait de Quentin Deranque à l’Hôtel de Ville, une idée que Doucet a qualifiée de « pas appropriée » et « indécente ».
Depuis son arrivée au pouvoir en 2020, le maire a mis en œuvre une politique active pour lutter contre toute forme de violence dans l’espace public, en particulier celle liée à l’ultradroite. « Nous savons qu’il y avait un historique malheureusement très intense de cette mouvance dans la ville », a-t-il rappelé, affirmant que l’engagement municipal à combattre cette violence perdurera au-delà de son mandat actuel.
En prévision de la marche, Doucet a fait appel à la prudence, soulignant que le week-end serait sous une « extrême vigilance » des forces de police, tant nationales que municipales. Cette décision intervient dans un contexte où la tension entre les différentes mouvances politiques s’est intensifiée, mettant en lumière les défis auxquels Lyon est confrontée.
Le maire écologiste, qui se présente à sa réélection en mars prochain, a exprimé sa ferme détermination à ne pas céder face aux pressions politiques qui pourraient tenter de redéfinir l’image de Lyon. « Nous ne lâcherons rien », a-t-il martelé, réaffirmant son engagement envers les valeurs de tolérance et de paix qui caractérisent, selon lui, la ville.
À travers ces déclarations, Grégory Doucet souhaite ainsi envoyer un message clair : Lyon est un symbole de résistance, et il entend bien préserver cette identité face aux tentatives de récupération par des mouvements extrêmes.