Le samedi 21 février, un hommage à Quentin Deranque a rassemblé plus de 3 000 personnes dans les rues de Lyon. Cet événement, bien encadré par la police, a suscité des interrogations sur la présence de groupuscules d’ultra-droite. Les organisateurs avaient pourtant lancé un message clair de non-récupération politique. France Télévisions a analysé les gestes et les symboles au sein du cortège, mettant en lumière les liens avec des mouvances identitaires.
EN BREF
- Hommage à Quentin Deranque rassemblant 3 200 personnes à Lyon.
- Présence de figures de l’ultra-droite parmi les participants.
- La police a signalé des comportements inappropriés lors de l’événement.
Le cortège, bien que composé de citoyens en deuil, a vu l’afflux de membres de l’ultra-droite, ce qui a soulevé des questions sur la nature de l’hommage. Flambeaux à la main, les participants ont défilé devant une banderole dédiée à Quentin Deranque. Malgré l’interdiction de porter des signes distinctifs, des gestes, tels que le salut nazi, ont été observés, et des insultes racistes et homophobes ont été signalées à la justice par la préfecture.
Jean-Yves Camus, directeur de l’observatoire des radicalisés politiques à la Fondation Jean Jaurès, a noté que certains chants et cris de ralliement étaient typiques des milieux identitaires lyonnais. Les autorités étaient particulièrement vigilantes, surveillant le rassemblement avec des drones et des agents présents aux abords de la marche. Thierry Clair, secrétaire général du syndicat UNSA-Police, a déclaré que l’événement était l’occasion de suivre l’évolution et la mobilisation de ces groupes.
Parmi les figures de l’ultra-droite présentes, on a pu reconnaître Yvan Benedetti, ancien président de l’Œuvre française, et Marc de Cacqueray-Valmenier, ancien dirigeant des Zouaves Paris, récemment condamné pour violences. Leur présence au sein du cortège pose la question de l’instrumentalisation de cet hommage par des forces politiques extrêmes.
Au total, 3 200 personnes ont participé à cet événement, mêlant des citoyens en deuil et des membres de l’ultra-droite. La justice et les autorités continuent de suivre de près ces rassemblements, pour éviter toute dérive à caractère raciste ou homophobe. L’hommage à Quentin Deranque n’est pas qu’un simple acte de mémoire ; il se transforme en un tableau complexe de la dynamique politique actuelle en France.
Les événements qui se sont déroulés à Lyon soulignent la nécessité d’une vigilance continue face à la montée de l’ultra-droite et à ses tentatives d’instrumentaliser des moments de recueillement pour promouvoir des idéologies extrêmes.