Clémentine Autain dénonce la marche d’hommage à Quentin Deranque comme un acte politique inquiétant

Le 22 février 2026, Clémentine Autain, députée Europe Écologie Les Verts de Seine-Saint-Denis, s’est exprimée sur la manifestation d’ultra-droite ayant eu lieu à Lyon en hommage à Quentin Deranque, un jeune militant nationaliste tragiquement décédé. Son analyse met en lumière des éléments préoccupants concernant la montée de l’extrême droite en France.

EN BREF

  • Clémentine Autain qualifie la marche d’hommage à Quentin Deranque d’effrayante.
  • Elle souligne la présence de slogans et de figures antisémites lors de la manifestation.
  • La députée appelle à une prise de conscience sur la banalisation de l’extrême droite.

Dans le cadre de l’émission Tout est politique sur franceinfo, Clémentine Autain a réagi à la manifestation du 21 février, qui a vu des participants exprimer des slogans racistes et antisémites, tels que « Blanc, blanc, blanc, réveille-toi » et « Mélenchon, tue ». Selon elle, cette marche n’était pas simplement un hommage, mais un rassemblement politique d’extrême droite, renforçant des groupuscules violents et haineux.

Autain a également noté l’ouverture d’enquêtes judiciaires concernant les gestes et slogans affichés lors de la manifestation, soulignant que cette démonstration n’avait pas de place dans un cadre républicain respectueux. Pour elle, l’ordre public a été indéniablement troublé par ces événements.

Interrogée sur l’impact de cette manifestation, elle a exprimé des doutes quant à la responsabilité de la France insoumise (LFI), critiquant l’absence de mea culpa de son leader, Jean-Luc Mélenchon. Elle a dénoncé un « déferlement » médiatique contre LFI, qu’elle considère comme une chasse à l’homme qui banalise l’extrême droite tout en cherchant à isoler son propre parti.

Autain a insisté sur le fait qu’une désolidarisation claire de la part de LFI aurait pu éviter d’alimenter davantage la polarisation politique. Elle a affirmé que la réponse à l’extrême droite ne doit pas passer par le soutien à des pôles radicalisés, mais plutôt par la recherche d’une majorité mobilisée pour un changement social positif.

La députée a également mis en évidence le phénomène de la « trumpisation » qui, selon elle, ne se limite pas aux États-Unis, mais est en train de s’installer en France avec des conséquences inquiétantes pour la démocratie. La montée des discours haineux et la banalisation de l’extrême droite sont, pour elle, des indicateurs d’une crise politique plus profonde.

En conclusion, il est essentiel de garder à l’esprit que la lutte contre l’extrême droite nécessite une mobilisation collective et un engagement des acteurs politiques pour éviter la normalisation de tels discours. Clémentine Autain appelle à une réflexion commune sur les valeurs républicaines et la nécessité d’une réponse politique forte et cohérente face à ces défis.

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans la vidéo ci-dessus.