Le Conseil constitutionnel a validé récemment la majeure partie du budget 2026, marquant une étape cruciale pour l’économie française. Après plusieurs mois de débats, la loi de finances devrait être promulguée dans les jours à venir, entraînant l’entrée en vigueur immédiate de certaines mesures qui affecteront directement les finances des ménages.
EN BREF
- Le budget 2026 a été majoritairement validé par le Conseil constitutionnel.
- Des mesures comme MaPrimeRenov’ et des ajustements fiscaux entreront en vigueur rapidement.
- Une augmentation du barème d’imposition pour 2026 a été décidée pour neutraliser l’impact de l’inflation.
Parmi les changements les plus attendus, le retour de l’aide à la rénovation MaPrimeRenov’ est particulièrement notable. Cette mesure, suspendue à plusieurs reprises, sera accessible dès la promulgation de la loi. De plus, un ajustement est prévu pour les rénovations d’ampleur, permettant ainsi aux propriétaires d’améliorer l’efficacité énergétique de leur logement.
Concernant le permis de conduire, le financement par le Compte personnel de formation (CPF) sera désormais réservé aux demandeurs d’emploi et à ceux bénéficiant d’un abondement de leur employeur ou d’un organisme de formation. Ce changement, effectif à partir du 21 février, s’inscrit dans une volonté de mieux orienter les financements vers les publics les plus en difficulté.
En ce qui concerne l’imposition des revenus, le barème sera indexé sur l’inflation, avec une hausse prévue de 0,9 % pour 2026. Cette mesure vise à éviter une augmentation du nombre de foyers imposables, d’autant plus qu’une revalorisation plus significative avait été envisagée par les députés. Ainsi, 200 000 ménages supplémentaires n’auront pas à supporter un fardeau fiscal accru cette année.
Pour les dons aux associations, le plafond de réduction d’impôt à 75 % est doublé, passant de 1 000 à 2 000 euros. Cela permettra d’obtenir jusqu’à 1 500 euros de réduction d’impôt pour les contributions faites à des organismes d’aide, notamment dans le secteur des repas, du logement et des soins médicaux. Cette mesure, applicable à partir du 14 octobre 2025, encourage la solidarité envers les plus démunis.
Un autre dispositif important, la contribution différentielle sur les plus hauts revenus (CDHR), sera reconduit jusqu’à ce que le déficit public descende sous le seuil des 3 % du PIB. Cette imposition concerne environ 24 000 foyers ayant des revenus annuels dépassant 250 000 euros pour les célibataires et 500 000 euros pour les couples, leur imposant un taux minimum de 20 %.
Enfin, pour les travailleurs du secteur de la restauration et d’autres professions recevant des pourboires, la défiscalisation, déjà en vigueur, sera maintenue jusqu’au 31 décembre 2028. Cette mesure vise à soutenir ces travailleurs dans un contexte économique encore fragile.
En résumé, le budget 2026 apportera des modifications significatives qui, bien que parfois controversées, visent à adapter le système fiscal aux réalités économiques actuelles. Les ménages devront donc se préparer à ces changements qui entreront en vigueur rapidement.