À l’approche de l’hiver, les foyers français font face à un défi récurrent : maintenir un intérieur chaleureux tout en gérant les coûts croissants du chauffage. Les solutions pour réduire les factures se multiplient, mais certaines d’entre elles se révèlent plus prometteuses que d’autres. Parmi ces astuces, l’idée d’utiliser un simple bol d’eau salée posé sur le rebord des fenêtres fait son chemin. Cette méthode, qui consiste à assécher l’air intérieur, pourrait permettre d’économiser jusqu’à 10 % sur les dépenses de chauffage.
EN BREF
- Un bol d’eau salée peut aider à réduire l’humidité et la consommation d’énergie.
- Cette méthode pourrait permettre des économies de 5 à 10 % sur les factures de chauffage.
- Elle ne remplace pas une bonne isolation ni un déshumidificateur électrique.
Lorsque les températures chutent, la tendance est souvent de calfeutrer son habitation, fermant ainsi fenêtres et aérations. Ce réflexe, bien que logique, engendre une accumulation d’humidité due à la respiration, aux douches et à la cuisine. En conséquence, les murs deviennent froids, et l’air semble difficile à réchauffer. Selon My Jugaad, « combattre l’humidité, c’est aussi prendre soin de la santé des plus fragiles et protéger nos économies ».
Le sel, grâce à ses propriétés hygroscopiques, agit comme une éponge naturelle. Il attire les molécules d’eau présentes dans l’air. En plaçant un bol de sel près des vitrages, là où les différences de température sont les plus marquées, on peut capturer une partie de l’humidité avant qu’elle ne se transforme en condensation. Ce geste simple permet ainsi de limiter les moisissures, le cloquage de la peinture et l’air lourd qui rend le chauffage plus difficile.
Pour un effet optimal, la méthode doit être précise. Les spécialistes recommandent d’utiliser un bol large ou une coupelle, car une plus grande surface de contact avec l’air améliore la capture de l’humidité. Pour préparer le mélange, remplissez le récipient d’eau tiède et ajoutez du gros sel jusqu’à saturation. Il est important que des cristaux restent visibles au fond, indiquant que la solution est suffisamment concentrée.
Ce bol doit être installé au plus près de la vitre, particulièrement dans les pièces les plus humides. Il est essentiel de surveiller l’état du mélange : si le sel devient très gris ou noyé sous une couche d’eau, il est temps de le remplacer. En pratique, un renouvellement hebdomadaire est suffisant pour une pièce de taille moyenne, avec la possibilité d’utiliser plusieurs bols dans des pièces comme une chambre orientée au nord ou une salle de bain sujette à la condensation.
Sur le plan physique, un air très humide nécessite davantage d’énergie pour atteindre une température confortable. Des études compilées par My Jugaad indiquent qu’une humidité supérieure à 60 % peut entraîner une surconsommation énergétique de 10 à 15 % en hiver. En asséchant légèrement l’air grâce à plusieurs bols de sel et à une aération quotidienne de 5 à 10 minutes, certains foyers rapportent avoir réduit leur facture de chauffage de 5 à 10 %, notamment dans les logements mal isolés.
Cependant, il est important de noter que l’effet de cette méthode reste local et modeste. Un simple bol d’eau salée ne remplace pas une isolation adéquate ni un déshumidificateur électrique, capable de traiter de plus grands volumes d’air pour un coût d’environ 100 à 300 euros. En complément, une autre utilisation de l’eau salée, préparée avec environ 300 g de sel par litre d’eau, permet de créer un microclimat qui prévient le gel des canalisations dans des espaces de stockage non chauffés, évitant ainsi des réparations coûteuses.
En somme, cette astuce économique et simple pourrait offrir un confort supplémentaire tout en contribuant à réduire les dépenses en chauffage cet hiver. Elle s’inscrit dans une démarche plus large de gestion des ressources énergétiques, essentielle à l’heure où la transition écologique devient une priorité.