Piratage des comptes bancaires : comment se prémunir contre les prélèvements frauduleux ?

Une grave fuite de données bancaires a été révélée récemment, touchant plus d’un million de comptes. Ce mercredi 18 février, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a annoncé que des informations concernant 1,2 million de comptes bancaires avaient été consultées illégalement. Cette situation soulève de nombreuses inquiétudes quant à la sécurité des données personnelles des utilisateurs.

EN BREF

  • 1,2 million de comptes bancaires ont été consultés illégalement.
  • Des données personnelles, dont RIB et identité, pourraient être utilisées pour des fraudes.
  • Des mesures de protection, comme la liste blanche, sont recommandées pour éviter les prélèvements frauduleux.

Cette situation a été causée par un pirate ayant usurpé les identifiants d’un fonctionnaire des finances, lui permettant d’accéder à une partie du fichier national des comptes bancaires, connu sous le nom de Ficoba. Bien que seulement 0,4% du fichier ait été consulté, le risque pour les victimes reste préoccupant. Les informations compromises incluent non seulement les coordonnées bancaires, mais également des éléments d’identité tels que le nom, l’adresse et la date de naissance.

La DGFiP a tenté de rassurer le public en précisant que le Ficoba ne donne pas accès aux soldes des comptes ni à d’autres informations sensibles comme les numéros de carte bancaire. Cependant, la Fédération bancaire française (FBF) a exprimé des inquiétudes quant à une possible utilisation des données pour des mandats frauduleux.

En effet, à partir d’un IBAN, des escrocs pourraient créer de faux créanciers et réaliser des prélèvements indus. Des achats en ligne sur des plateformes comme Amazon pourraient également être réalisés via des prélèvements SEPA, rendant la situation encore plus alarmante.

Les conséquences de cette fuite ne se limitent pas à des prélèvements non autorisés. Les victimes pourraient également être la cible de tentatives d’escroquerie au faux conseiller bancaire. Un malfaiteur pourrait se faire passer pour un agent bancaire, utilisant les informations dont il dispose pour soutirer des données supplémentaires.

Pour l’heure, la DGFiP n’a pas communiqué les identités des 1,2 million de comptes affectés. Les victimes seront averties directement par la DGFiP ou leur banque respective. Il est donc crucial de rester vigilant et de surveiller régulièrement ses comptes bancaires.

La FBF recommande aux clients de consulter leur compte au moins une fois par semaine afin de détecter toute anomalie. Vérifiez vos opérations et soyez attentifs à toute notification suspecte provenant de votre banque.

Pour éviter les prélèvements frauduleux, il est conseillé de mettre en place une liste blanche des créanciers autorisés. Cette démarche, que vous pouvez réaliser en contactant votre banque, permet de filtrer les prélèvements et de rejeter toute tentative d’un mandataire non inscrit sur cette liste.

Il est également possible de créer une liste noire pour bloquer des créanciers identifiés comme frauduleux. Toutefois, cela nécessite déjà d’avoir subi une fraude. En cas de prélèvement non autorisé, il est impératif de contacter votre banque dans les 13 mois suivant l’opération pour signaler le problème. Vous êtes protégé par la loi, et votre banque doit rembourser les montants concernés si elle constate que vous n’avez pas donné votre accord.

Cette situation rappelle l’importance d’être proactif en matière de sécurité financière. Protégez vos informations et restez vigilant face aux tentatives d’escroquerie qui pourraient survenir suite à cette fuite massive de données. La vigilance est la clé pour éviter de devenir une victime des fraudes liées à ce piratage.