Le ramadan, période de jeûne observée par des millions de musulmans dans le monde, suscite régulièrement des interrogations dans le milieu sportif, notamment chez les footballeurs. Pour les joueurs musulmans, cette période affecte leur alimentation, leur hydratation et leur récupération, posant ainsi un véritable défi au plus haut niveau. Karim Benzema, attaquant vedette et désormais joueur d’Al-Hilal en Arabie saoudite, a pris position sur ce sujet délicat, affirmant que jeûner n’a aucun impact négatif sur sa performance.
EN BREF
- Karim Benzema affirme que le ramadan n’affecte pas ses performances sportives.
- La FFF a introduit des règles pour les internationaux musulmans concernant le jeûne.
- Des coéquipiers comme Samir Nasri soutiennent que le jeûne peut être bénéfique.
La gestion du ramadan dans le football professionnel est un sujet sensible en France. La Fédération Française de Football (FFF) a récemment mis en place une directive pour 2024, demandant aux joueurs musulmans internationaux d’adapter leur jeûne afin de ne pas compromettre leur performance lors des rassemblements. Philippe Diallo, président de la FFF, a précisé que personne n’est contraint d’abandonner le jeûne, soulignant la complexité de la situation.
Pour un footballeur, le ramadan signifie s’abstenir de toute nourriture et boisson pendant la journée, ce qui peut engendrer des inquiétudes quant à une baisse de forme physique. Cependant, Karim Benzema, qui pratique le jeûne depuis des années, a déclaré dans une interview accordée au magazine Esquire Middle East : “Ça n’a aucun impact. Le ramadan fait partie de ma vie et ma religion fait du ramadan une obligation. Pour moi, c’est très important et je me sens bien quand je jeûne.”
Les performances de Benzema durant le ramadan viennent soutenir ses affirmations. L’attaquant a en effet réalisé des performances impressionnantes en Ligue des champions et en championnat pendant cette période. Dans une vidéo partagée par son club, il a même ajouté : “Je joue mieux pendant le ramadan, parce que c’est le ramadan.”
Cette opinion est partagée par ses anciens coéquipiers. Samir Nasri, par exemple, défend avec vigueur l’idée que le débat autour du jeûne et de la performance ne devrait pas exister. “Pourquoi tu vas lui demander s’il fait le ramadan ? Parce qu’il fait le ramadan, tu vas le regarder d’un œil différent ? Ça ne doit pas exister de demander à ses joueurs de ne pas jeûner,” a-t-il déclaré. Il a également souligné que la foi peut être un moteur pour certains joueurs, leur permettant d’atteindre des performances optimales.
Les récentes règles établies par la FFF, qui demandent aux joueurs de reprogrammer leurs jours de jeûne pendant les rassemblements, illustrent les défis que doivent relever les footballeurs musulmans. Cependant, l’exemple de Karim Benzema démontre qu’il est possible de concilier la pratique religieuse et l’exigence du sport de haut niveau, prouvant que pour certains, le ramadan est non seulement compatible avec le football, mais peut également être une source de force.
En définitive, la voix de Karim Benzema sur le sujet du ramadan et du sport interpelle et nourrit le débat autour des pratiques religieuses dans le milieu sportif. Son expérience montre qu’il est possible de vivre pleinement sa foi tout en excelling dans sa carrière.