Delphine Wespiser et ses propos controversés sur le jeûne et le cancer

Les récents commentaires de Delphine Wespiser, ancienne Miss France et actuelle chroniqueuse dans l’émission TBT9, ont suscité une onde de choc dans le milieu médical. En effet, ses déclarations concernant le jeûne et ses prétendus bienfaits sur des maladies graves, notamment le cancer, ont provoqué une vive réaction de la part de nombreux professionnels de santé.

EN BREF

  • Delphine Wespiser affirme que le jeûne pourrait aider à combattre des maladies graves.
  • Les oncologues alertent sur les risques liés à de telles affirmations non fondées.
  • Contexte émotionnel : son compagnon lutte contre un cancer depuis plusieurs mois.

Lors d’une récente émission, Delphine Wespiser a déclaré : « À partir de trois jours, le corps comprend qu’il n’aura plus de nourriture de l’extérieur, du coup, il commence à manger de l’intérieur ». Ces mots, prononcés devant un Cyril Hanouna visiblement perplexe, ont été interprétés comme une promotion du jeûne prolongé comme méthode de guérison. Elle a même cité des exemples de pays où des patients sont soumis à des jeûnes de plusieurs semaines pour lutter contre des maladies graves.

Ces affirmations, jugées borderline par les experts, ont soulevé de nombreuses inquiétudes. Les oncologues et autres professionnels de santé rappellent qu’aucune preuve scientifique n’appuie l’idée qu’un jeûne, même prolongé, puisse détruire des cellules cancéreuses. Bien que certaines études explorent les effets du jeûne intermittent, ces recherches se déroulent dans des environnements médicaux rigoureux et ne sauraient remplacer les traitements conventionnels tels que la chimiothérapie ou la radiothérapie.

De plus, les spécialistes mettent en garde contre les dangers associés à une telle approche. La dénutrition, en particulier chez les patients atteints de cancer, peut affaiblir l’organisme, compliquer les traitements et aggraver le pronostic. La réaction du public sur les réseaux sociaux a été immédiate, avec de nombreux internautes déclarant : « C’est très grave de dire ça », exprimant leur préoccupation face à la propagation de messages pouvant induire les malades en erreur ou les détourner d’un suivi médical essentiel.

Il convient de noter que Delphine Wespiser traverse une période délicate sur le plan personnel. En janvier dernier, elle avait révélé que son compagnon, Roger, était en lutte contre un cancer, une situation qu’elle a décrite comme éprouvante. Elle a partagé son expérience à l’hôpital, évoquant les longues heures passées à ses côtés, son engagement et son espoir, jusqu’à sa convalescence au Mexique.

Ce contexte personnel pourrait expliquer sa quête de solutions alternatives face à une situation aussi difficile. Toutefois, cela ne justifie pas la diffusion d’affirmations sans fondement scientifique. Les propos de Wespiser soulignent l’importance de la prudence dans la communication autour des traitements médicaux, surtout lorsqu’il s’agit de sujets aussi graves que le cancer.

À l’heure où la désinformation est omniprésente, il est crucial de rappeler que la santé ne doit pas être prise à la légère. Les patients doivent être guidés par des experts et bénéficier des traitements reconnus pour garantir leur sécurité et leur bien-être.