Le 21 février, Lyon a été le théâtre d’une marche en hommage à Quentin Deranque, un militant nationaliste décédé suite à une agression. Cet événement, qui a vu la participation de plus de 3 000 personnes, a également été marqué par des incidents regrettables, entraînant l’ouverture de deux enquêtes judiciaires.
EN BREF
- Deux enquêtes ouvertes par le parquet de Lyon concernant des comportements inacceptables
- Des membres d’extrême droite identifiés parmi les participants
- La famille de Quentin dénonce les débordements et la récupération politique
Cette marche, organisée pour honorer la mémoire de Quentin Deranque, a suscité des controverses en raison de comportements inappropriés observés parmi certains participants. Des gestes tels que des saluts nazis ont été signalés, ce qui a conduit le parquet de Lyon à ouvrir une enquête pour apologie de crime contre l’humanité. Parallèlement, une seconde enquête a été lancée pour examiner des injures racistes et homophobes qui auraient été proférées durant le cortège.
Les forces de l’ordre ont reçu des signalements concernant « au moins » deux saluts nazis, ce qui a immédiatement attiré l’attention des autorités judiciaires. Des propos tels que « sale race » et « à bas les bougnoules » ont également été rapportés, illustrant un climat de haine inacceptable qui a entaché un événement censé être un hommage.
Des figures de l’extrême droite, telles que Marc de Cacqueray-Valmenier, ancien dirigeant des Zouaves Paris, et l’influenceur Guillaume Guillou, ont été aperçues dans le cortège, ce qui a suscité des interrogations sur la nature réelle de cette manifestation. Les organisateurs, dont le mouvement anti-avortement la Marche pour la Vie, ont tenté de se dissocier de ces incidents. Aliette Espieux, porte-parole du mouvement, a exprimé son indignation face aux propos racistes mais a nié tout lien avec les saluts nazis.
Il est à noter que la famille de Quentin Deranque a pris ses distances avec l’événement. Dans un communiqué publié ce lundi, ils ont condamné « très fermement la récupération politique » et les « débordements racistes et discriminatoires » observés. Cette prise de position met en lumière une fracture entre les intentions initiales de rendre hommage à un proche et la dérive observée lors de la marche.
Les autorités judiciaires poursuivent donc leurs investigations afin de faire la lumière sur ces incidents et de déterminer les responsabilités. Alors que la mémoire de Quentin Deranque devrait être célébrée, ces événements soulèvent des questions cruciales sur le climat sociopolitique actuel en France, et sur la manière dont des manifestations peuvent être détournées à des fins idéologiques.
À l’heure où les valeurs républicaines sont mises à l’épreuve, ces enquêtes soulignent l’importance de dénoncer toute forme de racisme et de violence, et de préserver un espace de dialogue respectueux et inclusif dans la société.