Le terme « Mémé » semble appartenir à une autre époque. En 2026, de nombreuses femmes, devenues grands-mères, choisissent des surnoms qui reflètent leur identité dynamique et moderne. Ces nouvelles matriarches, souvent âgées d’environ 54 ans, jonglent entre vie professionnelle active, voyages et loisirs, tout en cultivant des liens affectifs forts avec leurs petits-enfants.
EN BREF
- Les grands-mères de 2026 choisissent des surnoms modernes, loin de « Mémé ».
- Ces surnoms reflètent leur identité dynamique et leur jeunesse d’esprit.
- Des noms comme « Glamma » et « Mamoune » symbolisent cette nouvelle ère.
Ce choix de surnom va bien au-delà d’une simple appellation. Pour ces femmes, il s’agit d’un véritable acte identitaire, un moyen de revendiquer leur place dans la famille tout en se détachant des clichés liés à la vieillesse. En effet, la transition vers le rôle de grand-mère ne signifie pas un effacement de leur propre identité de femme moderne.
Une génération aux multiples facettes
Les grands-mères d’aujourd’hui appartiennent principalement à la Génération X et à la fin des baby-boomers. Ayant souvent expérimenté plusieurs carrières, elles maîtrisent les outils numériques et se projettent dans un avenir qui leur semble prometteur. Les sociologues évoquent même une « distanciation générationnelle », ce qui signifie qu’elles acceptent leur rôle de grands-mères tout en conservant une image de jeunesse.
Le surnom « Glamma », contraction de glamour et grandma, illustre parfaitement cette tendance. C’est un symbole d’une nouvelle génération de grands-mères qui souhaitent se démarquer et affirmer leur féminité. Au sein des classes sociales plus élevées, on observe également une montée en popularité de surnoms originaux, choisis pour se distancier des appellations traditionnelles comme « Mamie » ou « Papy ».
Des surnoms doux et modernes
En France, les surnoms en vogue privilégient la douceur et la simplicité. On retrouve ainsi des appellations telles que Mamoune, Manou, Mamou, Mamounette, Nanou, Nanie, Maminette ou encore Mouchka. Ces diminutifs, tout en gardant la racine « ma », résonnent avec une modernité qui leur confère une certaine vitalité. Ils apparaissent presque comme des pseudonymes, évoquant un lien affectif tout en étant loin des stéréotypes vieillots.
Les influences culturelles extérieures jouent également un rôle. Des mots comme Nona, Oma, Yaya, et même Abuelita ou Savta, émergent selon les histoires familiales et les voyages. Certaines grands-mères choisissent des surnoms qui racontent leurs passions, comme « Mamie Rock » pour celles qui aiment les concerts ou « Nanie Jardin » pour celles qui se consacrent au jardinage. Une lectrice a même partagé son souhait de se faire appeler « Bella », mais après discussion, elle a opté pour « Mina », un choix plus doux pour son petit-enfant.
Un processus de choix réfléchi
Les spécialistes conseillent aux futures grands-mères de commencer par établir une « liste noire » des noms qu’elles souhaitent éviter, comme « Mémé ». Ensuite, elles peuvent dresser une liste de trois à cinq surnoms qui soient non seulement faciles à prononcer pour un enfant d’environ 18 mois, mais qui les satisfassent également sur le long terme. Il est conseillé de discuter de ces choix avec les futurs parents afin de permettre à l’enfant de s’approprier le nom. De plus, de nombreux psychologues soulignent l’importance d’un surnom spécifique, car cela aide les plus jeunes à situer chaque membre de la famille dans les différentes générations.
Ce phénomène des surnoms modernes pour grands-mères témoigne d’une évolution des mentalités et d’une volonté de redéfinir les rôles familiaux. Les grands-mères d’aujourd’hui ne sont pas seulement des gardiennes des traditions, mais aussi des femmes actives et épanouies qui souhaitent s’affirmer dans leur nouvelle fonction.