Le ministère de l’Intérieur saisit la justice après la mort de Quentin Deranque

La mort de Quentin Deranque, militant nationaliste, a conduit le ministère de l’Intérieur à agir. En effet, la Jeune Garde, groupe antifasciste, est soupçonnée de « reconstitution d’une ligue dissoute ». Cette situation a été mise en lumière lors d’une réunion qui s’est tenue à l’Élysée, où Emmanuel Macron et divers membres du gouvernement ont abordé le sujet des groupes d’action violente.

EN BREF

  • Le ministère de l’Intérieur saisit la justice pour reconstitution de ligue dissoute.
  • La Jeune Garde est suspectée d’activités dans plusieurs territoires.
  • Trois membres d’un groupe d’ultradroite placés en garde à vue à Alès.

Lors de cette réunion, organisée le 24 février, Emmanuel Macron a souligné l’importance de faire un point sur les groupes d’action violente. Les participants ont rapporté que des structures liées à la Jeune Garde avaient été identifiées dans au moins cinq territoires, ce qui a suscité la préoccupation du gouvernement.

La lutte contre les groupes violents

Cette initiative du ministère de l’Intérieur s’inscrit dans un cadre plus large de lutte contre les violences d’extrême droite et d’extrême gauche. La reconstitution, qu’elle soit ouverte ou déguisée, d’une ligue dissoute est une infraction passible de trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 45 000 euros. Le gouvernement a déjà dissous 24 associations depuis 2016, dont 19 liées à l’ultradroite.

En parallèle, des actions sont également menées contre d’autres groupes. Par exemple, trois membres du Bloc Montpelliérain, un groupe d’ultradroite, ont été placés en garde à vue à Alès. Ils sont soupçonnés d’avoir agressé des personnes dans un bar communiste de la ville, Le Prolé, dans la nuit du 30 au 31 mai 2025.

Des conséquences potentielles pour la Jeune Garde

Le climat est tendu pour les groupes d’extrême droite en France. La Jeune Garde, bien qu’étant une organisation dissoute, pourrait faire face à des poursuites judiciaires si des preuves concrètes de reconstitution étaient établies. En effet, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a clairement indiqué que la vigilance serait de mise face à toute activité suspecte de ces groupes.

Dans le contexte actuel, les autorités françaises semblent déterminées à endiguer la montée des violences d’extrême droite. Les récentes actions judiciaires et les opérations de dissolution d’associations visent à prévenir toute escalade de la violence et à assurer la sécurité des citoyens. La vigilance des services de sécurité et des forces de l’ordre sera cruciale dans les mois à venir.

Alors que la France traverse une période délicate marquée par des tensions politiques, la gestion des groupes d’extrême droite et d’extrême gauche demeure un enjeu crucial pour le gouvernement. La situation autour de la Jeune Garde pourrait s’intensifier, et les décisions judiciaires à venir seront particulièrement scrutées.