Le gouvernement français vise la dissolution de la Jeune Garde après la mort d’un militant

Le climat politique en France est à nouveau tendu suite à la mort tragique de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite âgé de 23 ans, survenue à Lyon il y a dix jours. Cette agression a suscité une réaction immédiate du gouvernement, qui s’inquiète de la réapparition de groupes extrémistes, notamment la Jeune Garde, un collectif antifasciste dissous en 2025. Emmanuel Macron a ordonné au ministère de l’Intérieur de prendre des mesures pour dissoudre plusieurs émanations locales de ce groupe.

EN BREF

  • Emmanuel Macron demande la dissolution de cinq groupes liés à la Jeune Garde.
  • Quentin Deranque a été tué lors d’une agression violente à Lyon.
  • Le gouvernement surveille la reconstitution de groupuscules d’extrême droite et d’extrême gauche.

La décision du président a été révélée lors d’une réunion qui s’est tenue à l’Élysée, où des participants ont indiqué que le parquet de Paris avait été saisi il y a deux jours d’un dossier concernant la possible reconstitution de la Jeune Garde. Ce groupe avait été fondé en 2018 par Raphaël Arnault, actuel député de La France insoumise, et avait été dissous en juin 2025 face à la montée des violences politiques.

La mort de Quentin est survenue après une série de violences impliquant des membres de l’ultragauche. Les forces de l’ordre surveillaient déjà des velléités de reconstitution de groupuscules dissous dans plusieurs territoires. Les événements tragiques de Lyon ont amplifié les préoccupations des autorités, qui estiment que des preuves suffisantes justifient désormais des actions judiciaires.

Lors de cette réunion, Emmanuel Macron a également exprimé son inquiétude concernant la sécurité lors des prochaines élections municipales prévues en mars. Le président a souligné l’importance de garantir que la campagne se déroule sans incidents. Selon des sources gouvernementales, 22 permanences parlementaires de La France insoumise ont été dégradées depuis la mort de Quentin.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, ont assisté à cette réunion cruciale, en compagnie de la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, ainsi que de représentants des services de renseignement. Ils ont convenu d’agir rapidement pour éviter que des groupes d’extrême droite ne prennent pied dans le paysage politique français.

Cette situation pose la question de la gestion des violences politiques en France et de la manière dont le gouvernement doit répondre à la montée des extrémismes. Avec déjà 24 groupes dissous depuis l’élection de Macron en 2017, les autorités affirment ne pas privilégier un camp par rapport à un autre. Les événements récents soulignent néanmoins le défi constant auquel font face les institutions pour maintenir l’ordre public et protéger la démocratie.

Alors que la France se prépare pour des élections municipales déterminantes, la vigilance des autorités sera cruciale pour éviter une escalade des tensions et la réémergence de groupes violents sur la scène politique.