Le 26 mai 2025, lors d’une apparition sur LCI dans l’émission Le Temps de L’info week-end, le réalisateur français Mathieu Kassovitz a suscité une vive polémique en évoquant ce qu’il appelle les « François de souche », qu’il a qualifiés de « fins de races ». Ses déclarations, qui fusionnent des réflexions sur l’identité nationale et la mondialisation, ont rapidement fait écho dans le paysage politique français, notamment en pleine période électorale.
EN BREF
- Mathieu Kassovitz parle de « fins de races » lors d’une interview télévisée.
- Ses propos alimentent la polémique autour de l’immigration et de l’identité nationale.
- Des figures politiques, comme Marine Le Pen, réagissent à ses déclarations.
Dans son intervention, Kassovitz a affirmé : « Je pense qu’il n’y a plus de Français de souche… enfin, si, il y a des Français de souche et ça s’appelle les fins de races. Ils vont se mélanger avec les autres. » Ces mots, perçus comme provocateurs, ont suscité des réactions variées au sein du public et des médias.
Quelques jours plus tard, invité sur France 5 dans l’émission C À Vous, il a précisé son point de vue : « Je suis désolé messieurs dames mais vos enfants vont faire des enfants avec des Noirs, des Arabes, des Chinois, des Portugais, de tout dans le monde entier. » Cette déclaration a ravivé le débat sur le phénomène de la mondialisation et ses implications sur l’identité culturelle française.
La classe politique a rapidement réagi à ces propos. Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, a fustigé Kassovitz sur Twitter, le qualifiant de « provocateur » et dénonçant une certaine hypocrisie de ceux qui, selon elle, profitent de l’argent public tout en condamnant des discours qu’ils jugent infamants. Elle a insisté sur le fait que ceux qui s’indignent aujourd’hui ont souvent bénéficié de l’exception culturelle française, financée par les contribuables.
Sur le plateau des Grandes Gueules, Charles Consigny a lui aussi exprimé son indignation. Il a appelé le Ministère de la Culture à « couper les vivres » à Kassovitz, le qualifiant de raciste. Cette réaction souligne l’ampleur de la polémique et la tension qui l’entoure, surtout dans le contexte des élections municipales où les questions d’immigration et d’identité nationale sont particulièrement sensibles.
Face à la montée des critiques, le cinéaste de 58 ans a dû s’exprimer sur ses réseaux sociaux pour clarifier ses propos. Dans une vidéo, il a dénoncé une interview « tronquée », assurant qu’il n’était pas question d’insulter qui que ce soit. Kassovitz a affirmé : « Je suis moi-même un Français de souche », ajoutant que ses racines sont profondément ancrées dans la culture française.
Malgré ses tentatives de déminage, il a maintenu que le concept de « Français de souche » est amené à évoluer : « Le Français de souche va bientôt s’éteindre puisqu’il va se mélanger avec des étrangers. » Cette affirmation a encore intensifié le débat, soulevant des questions sur l’avenir de l’identité nationale.
Avec ces déclarations, Kassovitz jette un pavé dans la mare, rappelant que les discours sur l’identité et l’immigration demeurent des sujets brûlants en France. Son intervention met en lumière les tensions qui traversent la société française, entre tradition et évolution, entre héritage culturel et diversité.
Alors que le paysage politique continue de réagir à ses propos, il est clair que le débat sur la nationalité et la multiculturalité en France est loin d’être clos. Kassovitz, avec son franc-parler, réussit à ouvrir une discussion nécessaire sur ces sujets complexes qui touchent à l’âme même de la nation.